Photo: Ramon Terrado / ArcticNet
Avec ses trois grappes scientifiques de calibre mondial (Colombie-Britannique, Québec et Canada atlantique) et son littoral qui est le plus long du monde, le Canada est un gardien mondial des océans. Selon un rapport publié par le Conseil des académies canadiennes, la coordination entre les gouvernements et les disciplines est essentielle au maintien de cette position de leader. C'est exactement ce que font les RCE depuis le financement du premier réseau national d'océanographie en 2003.
Le gouvernement du Canada a investi plus de 113 millions de dollars dans le réseau ArcticNet depuis son lancement en 2003. Cela représente le plus important engagement qu'il a pris jusqu'à maintenant pour explorer les retombées sociales, économiques et environnementales du changement climatique et de la modernisation de l'Arctique canadien côtier. Installé à l'Université Laval, à Québec, ce réseau facilite la réalisation de projets multidisciplinaires auxquels participent 145 chercheurs, étudiants, organisations inuites, collectivités nordiques, organismes fédéraux et provinciaux et entreprises du secteur privé. Sa principale plateforme de recherche est le brise-glace NGCC Amundsen.
Il y a un deuxième réseau lié aux océans installé à la Dalhousie University. Le Marine Environmental Observation Prediction and Response Network (MEOPAR) favorise l'établissement de partenariats entre des universités, le gouvernement, l'industrie de l'assurance, le secteur pétrolier et gazier, les entreprises de technologie maritime, les collectivités côtières et les organisations non gouvernementales en vue de réduire la vulnérabilité du Canada aux dangers et aux urgences maritimes.
Deux CECR exploitent l'expertise mondiale du Canada en océanographie pour créer des marchés au profit des entreprises canadiennes. L'Ocean Networks Canada Innovation Centre (ONCIC) appuie les possibilités de commercialisation et d'exportation des technologies de pointe élaborées par les observatoires câblés NEPTUNE et VENUS installés sur la côte Ouest du Canada, ainsi que par un mini-observatoire situé dans l'océan Arctique. Le centre Leading Operational Observations and Knowledge for the North (LOOKNorth), installé à St. John (T.-N.-L.), valide des technologies de télédétection et favorise leur commercialisation, afin d'assurer la surveillance de l'environnement et la mise en valeur sûre et durable des ressources naturelles du Nord du Canada.
En tant que partenaire d'AtlantOS, MEOPAR
peut aider à élaborer et à promouvoir une stratégie
entièrement canadienne pour les partenariats et
la collaboration avec des groupes internationaux.
Il fera également en sorte que les capacités
et les priorités canadiennes sont représentées
dans le cadre de cet important effort de recherche
internationale.
– Doug Wallace, directeur scientifique, MEOPAR
En collaborant avec d'autres réseaux, nous pouvons
rapidement recevoir un plus large éventail de
renseignements sur les besoins pour orienter nos
efforts et contribuer à la promotion des résultats
auprès d'un plus grand nombre d'utilisateurs. Ceci
nous permet de passer des besoins aux solutions
opérationnelles plus rapidement que si nous
travaillions de manière isolée.
– William Jefferies, directeur administratif, LOOKNorth
Chacun des trois réseaux est naturellement axé sur
une expertise différente de l'un des trois océans
du Canada. Ce contexte offre des possibilités de
collaboration entre les trois réseaux. De tels
partenariats transcontinentaux contribuent à réduire
la fragmentation de l'océanographie au Canada.
– Louis Fortier, directeur scientifique, ArcticNet