En 2015, le secteur canadien de l’aérospatiale a généré 211 000 emplois et contribué au produit intérieur brut à hauteur de 28 milliards de dollars. Pour demeurer concurrentiels dans ce marché d’exportation crucial, les fabricants canadiens doivent produire des aéronefs qui sont conformes à la nouvelle réglementation rigoureuse adoptée en Europe et dans de nombreux autres pays en matière d’environnement. En 2009, les principales entreprises aérospatiales du Canada ont collaboré avec des fournisseurs, des clients et des chercheurs du milieu universitaire et du gouvernement à la fabrication de matériaux légers, de carburants de remplacement et de moteurs silencieux pour produire une nouvelle génération d’avions, de moteurs et de systèmes d’avionique écologiques qui seront mis en service d’ici 2025.
Le Groupement aéronautique de recherche et développement en environnement (GARDN) était un consortium dirigé par l’industrie qui compte 40 partenaires des secteurs public et privé, dont les poids lourds Bombardier Aérospatiale, Pratt & Whitney Canada, Esterline CMC Electronics et Bell Helicopter Textron Canada. Il s’attaquait à ce qu’il appelle la « vallée de la mort » dans la chaine d’approvisionnement de l’innovation, qui englobe les premières étapes, préconcurrentielles, de la recherche sur les aéronefs, les moteurs et les systèmes d’avionique de la prochaine génération : la création du prototype, la mise à l’essai et la démonstration. Au cours de la première phase (2009-2014), le programme de recherche de GARDN a financé 17 projets portant sur la réduction des émissions, la réduction du bruit, l’exploitation des aéronefs, l’exploitation des aéroports, les carburants de remplacement, la gestion du cycle de vie, les matériaux et les procédés de fabrication. Au cours de la deuxième phase, le programme était axé sur trois grands objectifs de recherche, à savoir les systèmes de transport aérien propres, silencieux et durables. Seize projets ont été sélectionnés.