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Points saillants d'Innovation 2010

Du 5 au 7 décembre 2010
Hôtel Westin, Ottawa (Ontario)

Innovation 2010

L’innovation est reconnue mondialement comme le facteur qui permettra d’aspirer à une prospérité durable dans les décennies à venir. La stratégie du gouvernement fédéral en matière de sciences et de technologie vise à accroître l’application des connaissances et leur commercialisation en vue de générer de la richesse pour la population canadienne et d’aider à préserver une grande qualité de vie. Nous avons la possibilité de mettre en place un écosystème d’innovation de classe mondiale au Canada. Notre défi consiste à intensifier la collaboration et les partenariats entre les secteurs public, postsecondaire et privé pour mieux mobiliser les connaissances afin de commercialiser d’excellents produits et services de la prochaine génération. Désireux de relever ce défi et de profiter de ces occasions, ACCT Canada, les Partenaires fédéraux en transfert de technologie (PFTT) et les Réseaux de centres d’excellence (RCE) ont organisé leur première conférence nationale commune sur le thème de l’innovation et de la compétitivité au Canada : Innovation 2010.

Première conférence du genre, Innovation 2010 a réuni des chefs de file canadiens provenant d’entreprises privées et d’organismes de recherche financés par l’État dans le but précis d’établir la prochaine génération de partenariats, de réseaux et d’outils afin d’accélérer la mobilisation des connaissances et la commercialisation de l’innovation dans l’intérêt de la population canadienne. Grâce aux occasions de réseautage et aux nombreux forums de discussion sur des questions clés, comme l’incubation des produits, le transfert de la technologie et la mobilisation des connaissances, les divers intervenants des RCE ont pu discuter de leurs difficultés communes et faire connaître leurs solutions stratégiques.

Voici quelques points saillants d’Innovation 2010.

Le lundi 6 décembre 2010, à midi, l’honorable Tony Clement, ministre de l’Industrie, a prononcé le discours principal de la conférence. Il a annoncé que des fonds de 61,1 millions de dollars seront affectés à cinq nouveaux centres d’excellence en commercialisation et en recherche.

« Je peux dire que votre engagement, votre ardeur au travail et votre désir de collaborer avec le secteur privé permettront de tirer profit au maximum de ces investissements et de procurer des avantages concrets à la population », a affirmé le ministre Clement.

L’honorable Tony Clement

Le ministre de l’Industrie, l’honorable Tony Clement

Le ministre a aussi annoncé que des fonds de 2,8 millions de dollars provenant du Programme des RCE dirigés par l’entreprise seront affectés au lancement de nouveaux projets en collaboration avec des petites et moyennes entreprises (PME). Cette année, cinq projets représentant environ la moitié des fonds alloués ont été choisis. Ces projets permettront d’améliorer les technologies servant au traitement de troubles médicaux, tels que la maladie d’Alzheimer et les tumeurs neuroendocrines, ainsi qu’à des priorités environnementales, comme le carburant aviation renouvelable. 

Dans la conclusion de son discours, le ministre Clement a reconnu qu’Innovation 2010 constitue une plateforme unique où des chefs de file du secteur privé et d’organismes de recherche financés par l’État peuvent discuter de pratiques exemplaires qui permettront de commercialiser plus rapidement les brillantes idées issues des laboratoires de l’ensemble du pays.

(Gauche) Jean-Claude Gavrel (Réseaux de centres d'excellence), Charles Randell (CEO C-Core), Ted Hewitt (CImTeC), Peter Zandstra (CCMR), Jim Maynard (CCWTSF), Chad Gaffield (Conseil de recherches en sciences humaines), Le ministre de l’Industrie, l’honorable Tony Clement, Normand Bourbonnais (C2MI), Suzanne Fortier (Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada)

(Gauche) Jean-Claude Gavrel (Réseaux de centres d'excellence), Aaron Fenster (CImTeC), Charles Randell (CEO C-Core), Peter Zandstra (CCMR), Jim Maynard (Wavefront), Chad Gaffield (Conseil de recherches en sciences humaines), Le ministre de l’Industrie, l’honorable Tony Clement, Normand Bourbonnais (C2MI), Suzanne Fortier (Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada)

En outre, le président et chef de la direction du Manning Centre for Building Democracy et ancien chef de l’opposition officielle, Preston Manning, a prononcé un discours sur l’avenir de l’innovation au Canada. Tirant parti de son expérience, il a évalué l’état actuel de l’innovation au Canada :

« Pour garantir une reprise économique vigoureuse, il faut absolument augmenter la productivité et la compétitivité du secteur privé, a souligné M. Manning. Les technologies et les innovations scientifiques sont les principaux outils qui nous permettront d’y arriver. »

Preston Manning, C.C.

Preston Manning, C.C., Ancien leader de l’opposition; fondateur, président et chef de la direction du Centre Manning pour le renforcement de la démocratie; Compagnon de l’Ordre du Canada

Lorsqu’il a traité des défis du Canada en matière d’innovation, M. Manning a cité le rapport produit en 2009 par le Conseil des académies canadiennes : Innovation et stratégies d’entreprise : pourquoi le Canada n’est pas à la hauteur. Selon ce rapport, le secteur privé doit améliorer ses stratégies d’innovation. En ce qui concerne la croissance de l’innovation dans le secteur privé, M. Manning a signalé une récente publication de la Coalition pour l’action en matière d’innovation au Canada, et plus précisément deux initiatives qui, selon lui, intéressent plus particulièrement les participants à la conférence : réformer l’appui fiscal à la recherche et développement dans le secteur privé et accroître les communications entre les entreprises et les établissements postsecondaires, principalement entre les partenaires du secteur privé et les bureaux de transfert de la technologie des universités.

Patrick Horgan, vice-président, Fabrication, développement et opérations, IBM Canada, a aussi prononcé un discours pendant la conférence. Préconisant l’établissement d’une solide stratégie en matière d’économie numérique et l’avancement de l’industrie des technologies de l’information au Canada, M. Horgan a fait valoir la nécessité de construire des villes plus intelligentes en accélérant la productivité et l’innovation.

« Le temps est venu de profiter de notre position et de repenser notre avenir, a signalé M. Horgan. Jusqu’à maintenant, la reprise économique au Canada a été menée par le gouvernement et par les consommateurs. La prochaine phase doit être menée par l’industrie grâce, notamment, à des exportations compétitives à l’échelle internationale. »

Pour ce faire, le Canada doit, selon M. Horgan, investir dans son infrastructure afin de créer des systèmes de calibre international qui permettront de mettre en place des réseaux électriques plus intelligents, d’établir des services de soins de santé intelligents ainsi que d’améliorer les réseaux de transport et, par conséquent, d’accroître la compétitivité des entreprises canadiennes.

« Nous devons mieux utiliser les nombreux renseignements générés par nos systèmes et nos réseaux afin d’encourager davantage l’innovation en recherche et développement », a mentionné M. Horgan.

Il a souligné la nécessité de former des ressources compétentes en économie numérique en mettant l’accent sur la formation en mathématique, en génie et en informatique.

Selon M. Horgan, la réussite d’IBM repose sur une transformation constante et sur sa connaissance constante des besoins de ses clients.

« Exercer un leadership créatif, c’est savoir transformer une difficulté en une possibilité.
Ce type de leadership permet de définir comment vous voulez être reconnu à long terme et d’avoir le courage de prendre des risques et d’être audacieux, a dit M. Horgan. Il permet également d’éliminer les obstacles traditionnels pour garantir que nous cherchons de meilleures réponses et de meilleures façons de communiquer avec les intervenants afin qu’ils participent à l’évaluation du problème et à la recherche d’une solution. »

Plus tard au cours de la journée, l’honorable Rob Moore, ministre d’État (Petites Entreprises et Tourisme), a décrit comment le gouvernement peut aider les PME à progresser et à innover, notamment en réduisant les impôts, en éliminant les tarifs pour l’équipement importé et en continuant de faire des investissements stratégiques dans les entreprises novatrices grâce à divers programmes, comme le Programme d’aide à la recherche industrielle.

The Honourable Rob Moore

L’honorable Rob Moore, Ministre d’ État (Petites Entreprises et Tourisme

Entrepreneur en résidence à la University of Cambridge, Alan Barrell a prononcé un discours dans lequel il a énoncé les plus grands défis de la planète : les crises économique, climatique et énergétique ainsi que l’approvisionnement continu en nourriture et en eau. Cependant, selon lui, plutôt que considérer ces situations comme des crises, nous devrions les voir comme des possibilités qui nous permettront d’explorer la distinction subtile entre la créativité et la découverte.

Lors des discussions de groupe tenues pendant cette conférence de trois jours, les experts des secteurs postsecondaire, privé et public ont pu échanger sur leurs pratiques exemplaires, leurs succès et leurs difficultés.

Des représentants des réseaux et des centres ont joué le rôle d’animateurs ou de présentateurs lors de plusieurs discussions de groupe. De nombreux sujets ont été traités pendant ces discussions, notamment les collaborations mondiales réussies entre les secteurs public, privé et universitaire, les pratiques d’approvisionnement des universités et les stratégies visant à accroître l’innovation et la prospérité au Canada.   

Drew Lyall

Drew Lyall, directeur exécutif, Réseau de cellules souches (RCS)

Drew Lyall, directeur administratif du Réseau des cellules souches, a participé à une discussion de groupe sur les différences entre les réalités du milieu postsecondaire et du secteur privé et sur les façons de démêler les malentendus qui peuvent se produire lors des ententes et pendant les travaux de collaborations. Ont aussi participé à la discussion Robert Luke, vice‑recteur adjoint du George Brown College, Steven Liss, vice‑recteur (Recherche) à la Queen’s University, et Chad English, directeur, Recherche et développement, chez Neptec Design Group.  
 
Plus tard au cours de la journée, Tom Duxbury, entrepreneur en résidence à Wesley Clover Technologies, a présenté le programme Venture de son entreprise. Dans le cadre de ce programme, qu’il appelle modèle d’incubation des entrepreneurs, de nouveaux diplômés universitaires ont l’occasion de transformer une idée en un produit commercial et de le mettre en marché grâce à la création d’une entreprise. En offrant aux nouveaux entrepreneurs de l’expérience en gestion et en exploitation commerciale, Wesley Clover Technologies aide ces nouvelles entreprises à croître pendant leurs premières années d’existence afin qu’elles deviennent viables et qu’elles génèrent des profits.

Eric Bosco, vice-président, Développement des affaires, Québec et provinces de l’Atlantique chez MITACS, a expliqué le modèle qu’a adopté MITACS pour former une nouvelle génération d’entrepreneurs : le Programme de stages en recherche et développement industriel (SRDI) des RCE. Ce programme permet à des étudiants des cycles supérieurs et à des stagiaires postdoctoraux d’obtenir des stages dans des organismes du secteur privé, ce qui leur donne l’occasion de résoudre des problèmes importants et pertinents pour l’industrie. Le Programme de SRDI est utile tant aux stagiaires, qui obtiennent de l’expérience pratique dans leur champ d’études, qu’aux partenaires du secteur privé, qui tirent profit de stagiaires hautement compétents qui possèdent de l’expérience et des connaissances en matière de recherche.

D’autres discussions de groupe ont permis de parler des éléments essentiels à la réussite des entreprises, comme le soutien offert par le gouvernement grâce à des mesures d’incitation fiscale. Des partenaires des secteurs privé et postsecondaire ont parlé des obstacles qu’ils ont surmontés et des réseaux utiles qu’ils ont consultés. Peter Frise, directeur scientifique et directeur général de AUTO21, et Colin Novak, chercheur chez AUTO21, ont fait part de leur expérience de collaboration avec Magna Exteriors and Interiors Corporation, qui était représentée par William Henry, directeur général, Recherche et développement. Les représentants des deux entreprises ont traité des points positifs et négatifs de leur relation, soit ce qui a bien ou moins bien fonctionné.

Natalie Dakers, présidente-directrice générale du Centre pour la recherche et le développement des médicaments (CRDM), a lancé une discussion de groupe sur les modèles de développement collaboratif en décrivant comment le CRDM procède pour combler l’écart entre les idées d’innovation préliminaires conçues par les universités et les occasions commerciales.

Elle a décrit la mission du CRDM, qui a appuyé 76 projets jusqu’à maintenant.

« La vision du CRDM consiste à transformer la culture de l’innovation scientifique et de la commercialisation dans le domaine de la santé. Le mot à retenir ici est “culture”. On parle beaucoup de l’écart financier, mais honnêtement, je crois qu’un des écarts les plus difficiles à gérer est les différences culturelles entre ces deux activités opposées [l’innovation et la commercialisation]. »

Selon Mme Dakers, il est difficile de convaincre des intervenants externes d’investir dans de nouvelles découvertes. Cependant, le CRDM a trouvé une approche novatrice pour obtenir des fonds.

« Le CRDM est un organisme sans but lucratif. Cependant, afin de pouvoir obtenir toute sorte de fonds, nous disposons aussi d’un organisme de commercialisation privé, a affirmé Mme Dakers. Les profits générés par cette entreprise privée peuvent être versés à l’organisme sans but lucratif afin de continuer à financer la commercialisation. »

Natalee Tokar, directrice par intérim, Division de la recherche et de l’innovation au Niagara College, a présenté un autre côté de la collaboration entre les secteurs privé et postsecondaire. Elle a décrit la façon dont les collèges de l’Ontario adaptent leur formation en recherche appliquée en fonction des demandes actuelles du secteur privé, en particulier celles des PME régionales et locales. 

« Les collèges de l’Ontario aident les PME locales, qui n’ont pas de capacité de recherche leur permettant d’innover, à atteindre un autre niveau », a affirmé Mme Tokar.

Johnny Xavier, du Bureau de liaison avec l’industrie de la University of Saskatchewan, a conclu la discussion de ce groupe sur les modèles de collaboration. Il a souligné qu’il est essentiel que les secteurs privé et postsecondaire établissent une relation à long terme afin de mieux résoudre les questions de propriété intellectuelle et de confidentialité et, par conséquent, d’accélérer la commercialisation des innovations.

Katie Lafferty

Katie Lafferty, directrice exécutive du Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires (RCCACV)

Katie Lafferty, directrice exécutive du Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires (RCCACV), a animé une discussion de groupe sur les pratiques exemplaires en ce qui concerne l’utilisation de la recherche en santé pour améliorer les systèmes de soins de santé. Patrice Lindsay, du RCCACV, Christina O’Callaghan, du Ontario Stroke Network, et Mark Bayley, du Toronto Rehabilitation Centre, ont parlé de leurs efforts et de leurs réussites lors de l’élaboration et de l’application de la Stratégie canadienne de l’AVC, un programme national qui vise à garantir que le système de soins de santé tire parti des dernières découvertes sur les AVC.

Une des dernières séances de la conférence portait sur les façons de transformer les recherches en mesures concrètes grâce à des stratégies d’application et de courtage des connaissances. David Phipps, directeur du Bureau des services de recherche de l’Université York, a fait part de plusieurs initiatives de recherche universitaire réussies auxquelles des groupes d’utilisateurs ont participé, notamment un service d’assistance en recherche qui relie des experts universitaires à des organisations non gouvernementales, à des entreprises privées et à des organismes gouvernementaux.

Selon Bernadette Conant, directrice exécutive du Réseau canadien de l’eau, la plupart des chercheurs ne comprennent pas les répercussions de leurs travaux.

« Les chercheurs doivent penser davantage aux résultats de leurs travaux ainsi qu’aux décisions stratégiques et pratiques qui en découlent. Il est essentiel de connaître le “client” ou d’avoir un contact avec les utilisateurs. »

Pendant les trois jours de la conférence, des communicateurs de plusieurs réseaux et centres ont eu l’occasion de se rencontrer et d’échanger des pratiques exemplaires. De plus, ils ont démontré leur capacité de travail en équipe et de résolution de problèmes lors d’une activité brise-glace. En effet, les communicateurs, qui étaient répartis dans différentes équipes, devaient construire la plus haute structure autoportante à l’aide des matériaux compris dans un sac (dont 20 spaghettis crus, une verge de ruban-cache et une guimauve).

(Gauche) Norman Secuta (CRTP), Charleen Choboter (ISIS), Marta Rudyk (AllerGen), Megan Airton-Cindric (MITACS)

(Gauche) Norman Secuta (CRTP), Charleen Choboter (ISIS), Marta Rudyk (AllerGen), Megan Airton-Cindric (MITACS)

Le Secrétariat des RCE souhaite sincèrement remercier ses partenaires, les PFTT et ACCT Canada, de leur aide pour la planification et l’organisation de la conférence, qui est devenue une activité annuelle réussie et très populaire. Le Secrétariat souhaite remercier tout particulièrement les membres du comité du marketing et des communications ainsi que du comité du programme d’Innovation 2010 d’avoir organisé cette excellente conférence sur des sujets de pointe.

En conclusion, le Secrétariat des RCE tient à remercier tous les participants à la conférence, soit les représentants des RCE et des centres, les exposants et les participants à l’exposition, d’avoir permis des discussions animées sur le thème de l’innovation tout au long de la conférence. Sans l’enthousiasme des participants, qui provenaient des quatre coins du pays, la conférence n’aurait pas obtenu autant de succès.