Rseaux de centres d'excellence
Gouvernement du Canada

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Assemblée annuelle des RCE

Groupe d’experts : pratiques exemplaires en matière de gouvernance des réseaux et des centres

Membres du groupe d'experts : David Shindler (président), David Dolphin, Verna Skanes et Rafi Hofstein

Le succès des réseaux et des centres repose en grande partie sur la vitalité de leur conseil d’administration et sur le rapport que ce dernier entretient avec la haute direction. Le Comité consultatif du secteur privé et le Comité de sélection permanent des RCE ont observé qu’une excellente performance va de pair avec une bonne gouvernance. Les réseaux et les centres qui établissent un leadership solide au sein de leur conseil d’administration sont mieux en mesure de se doter de programmes ayant des retombées concrètes et reposant sur des processus équitables et transparents en matière d’investissements stratégiques dans l’innovation et la commercialisation. En outre, ils adoptent des pratiques exemplaires de divulgation et de gestion des conflits d’intérêts de manière à maintenir à la fois une bonne gouvernance et un niveau de participation élevé de la part des membres de leur conseil d’administration et des partenaires stratégiques provenant du secteur privé.

Points clés

  • Mettre en place les structures appropriées
    • Les réseaux et les centres sont constitués en sociétés sans but lucratif, mais il faut les gérer comme des entreprises.
    • Les dirigeants des réseaux et des centres doivent avoir une bonne compréhension des documents qui dictent leur structure de gouvernance, notamment les ententes de financement, les règlements et le mandat.
    • Les piliers de la bonne gouvernance sont la responsabilité, la transparence, la participation et la confiance mutuelle. La bonne gouvernance doit être à la base des décisions opérationnelles et fournir la structure nécessaire pour mener à bien les projets permettant d’atteindre les objectifs du réseau ou du centre.
    • Les membres du conseil d’administration exercent des fonctions ayant trait à la supervision, à la gestion financière, aux conseils, à la conformité à la réglementation et à la stratégie. Parmi les critères à retenir pour sélectionner les membres, mentionnons une large représentation des intervenants, une voix indépendante et la capacité d’assurer une orientation stratégique. Les personnes choisies doivent prendre à cœur la mission du réseau ou du centre.
  • Se préparer en vue du processus d’évaluation et en tirer parti
    • Les réseaux et les centres doivent se préparer minutieusement en vue des évaluations, faire un auto-évaluation et demander à des personnes de simuler un évaluation.
    • Concentrez-vous sur les objectifs visés, mais soyez prêts à dévier de votre route. Les évaluations à mi-mandat ou annuel peuvent être utiles pour s’assurer que le réseau ou le centre est dans la bonne voie. Prenez au sérieux les commentaires critiques et voyez-y une occasion d’en dégager des leçons.  
  • S’adapter au changement
    • Au fil de leur évolution, les réseaux et les centres passent par différentes étapes correspondant chacune à des caractéristiques et à des besoins différents. Ils en tirent différentes leçons en cours de route : il faut établir la confiance d’entrée de jeu, il n’est pas facile d’opérer un changement de culture, un échec peut être constructif et il est important de mettre l’accent dès le début sur l’héritage.
    • L’évolution continue du mandat du réseau ou du centre peut amener à adopter différentes approches concernant cet héritage. Par exemple, un réseau peut tirer parti des partenariats avec des organismes du secteur privé et de la culture de collaboration qu’il a favorisée pour créer un centre d’excellence en commercialisation et en recherche (CECR). Un CECR peut élaborer différentes stratégies pour atteindre la viabilité, notamment mettre sur pied une organisation sœur à but lucratif qui réinjecte l’argent dans le centre.
  • Gérer les conflits d’intérêts
    • Les intérêts légitimes doivent être représentés au sein du conseil d’administration pour que ce dernier soit efficace, mais leur présence entraînera inévitablement des conflits d’intérêts. Par exemple, certains membres pourraient avoir un intérêt dans une entreprise partenaire ou travailler à des projets alors qu’ils participent aux décisions en matière de financement.
    • La solution consiste à mettre en place de bons systèmes assurant la divulgation et la résolution de tous les conflits d’intérêts. Les réseaux et les centres doivent demander conseil à l’extérieur en cas de besoin, notamment au Secrétariat des RCE ou à des conseillers indépendants. Il faut parfois régler certaines situations en révoquant les membres visés ou en limitant leur rôle.