Le défi : Les communautés nordiques ont besoin de données pertinentes qui les aideront à minimiser les conséquences négatives des changements climatiques et de tirer parti des occasions qui se présentent. L’expertise locale et les connaissances autochtones doivent faire partie des données probantes qui éclairent l’élaboration des politiques publiques et des stratégies d’adaptation. À titre d’exemple, le déclin marqué de la population de caribou (elle compte aujourd’hui moins de 9 000 bêtes), qui joue un rôle important dans le régime alimentaire et la culture des Cris, des Naskapis, des Inuits et des Innus, a représenté un problème important pour ces peuples.
La réponse : Le processus des études intégrées d’impact régional est l’approche utilisée par ArcticNet pour transmettre et mettre en pratique les connaissances. Le déclin des grands troupeaux de caribous a été documenté clairement dans le rapport de l’étude intégrée d’impact régional sur le Nunavik et le Nunatsiavut publié en 2012 par ArcticNet. Le rapport d’évaluation contenait des recommandations visant à protéger l’habitat du caribou, ses voies de migration et ses aires de mise bas et à créer une entité de gestion pour le caribou. Quelques mois plus tard, des groupes autochtones touchés au Québec et au Labrador ont formé la Table ronde autochtone du caribou de la péninsule Ungava (TRACPU), qui s’est inspirée du rapport d’ArcticNet pour recommander des mesures que pourraient prendre les gouvernements respectifs de Kativik, du Nunatsiavut et du Québec. Ces mesures ont fait grandement progresser la conservation du caribou de l’Ungava. L’approche des études intégrées d’impact régional est maintenant adoptée à l’échelle internationale pour les évaluations circumpolaires du Programme de surveillance et d’évaluation de l’Arctique (AMAP) du Conseil de l’Arctique (AC).