Et si... votre téléphone intelligent pouvait faire une analyse instantanée de la qualité de l’air?

Réseau des allergies, des gènes et de l'environnement (RCE)

 

Les Canadiens qui souffrent d’asthme, d’allergies ou d’autres maladies respiratoires comptent souvent sur les rapports fédéraux et provinciaux de la qualité de l’air pour savoir s’ils peuvent aller à l’extérieur. Toutefois, les gouvernements n’ont pas les moyens d’installer des stations de surveillance partout, ce qui donne lieu à des zones grises localisées, particulièrement dans les régions urbaines denses. Cela pourrait changer grâce à un nouvel appareil qui a été créé par les chercheurs du réseau AllerGen à la University of Toronto. L’appareil de surveillance AirSENCE est moins coûteux et plus mobile que les autres appareils commerciaux. On peut l’installer à l’intérieur ou à l’extérieur ou y accéder à l’aide d’un téléphone intelligent pour qu’il mesure les polluants nuisibles en temps réel. Les athlètes et les visiteurs l’ont utilisé l’été passé à Toronto à l’occasion des Jeux panaméricains et des Jeux parapanaméricains de 2015, et il sera mis à l’essai à Beijing en 2016.

AllerGen participe depuis le début, s’étant rapidement aperçu qu’il est important de transmettre davantage de renseignements sur la qualité de l’air aux personnes qui souffrent d’allergies et d’asthme et que ce nouveau capteur comporte des possibilités intéressantes. Il pourrait par exemple produire une carte plus détaillée de la pollution atmosphérique, ce qui pourrait influer sur les décisions concernant l’emplacement des nouvelles écoles, garderies, résidences pour personnes âgées et pistes cyclables et le choix du quartier où acheter une maison.Jeffrey Brook, chercheur principal, Environnement Canada; professeur adjoint, Dalla Lana School of Public Health, University of Toronto