Les césariennes représentent une méthode d’accouchement qui est coûteuse pour les hôpitaux et qui peut aussi exposer les bébés à un risque plus élevé d’avoir des maladies plus tard. Selon une étude réalisée en 2013 à l’aide des données et des échantillons de matières fécales provenant de l’étude canadienne sur le développement longitudinal du nourrisson en santé financée par le Allergy, Genes and Environment Network (AllerGen), l’accouchement par césarienne et le fait de ne pas boire suffisamment de lait maternel priveraient les bébés des bactéries intestinales saines nécessaires pour lutter contre l’asthme, les allergies et d’autres maladies qui durent toute la vie. L’origine de ces travaux de recherche peut être attribuée à l’activité organisée par AllerGen en 2006, au cours de laquelle l’épidémiologiste de la University of Alberta Anita Kozyrskyj a rencontré un expert en microbiologie et en séquençage de l’ADN de la University of Toronto, James Scott. Leur discussion a jeté les fondements de cette collaboration inédite, qui pourrait influer sur les politiques de santé partout au Canada et dans le monde.