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ACCUEIL | LES
RÉSEAUX | Réseau canadien en
obésité
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Le traitement de l'obésité
et de sa stigmatisation figure parmi les buts du nouveau réseau
La plupart des chercheurs en obésité au
Canada ne se connaissent pas. Un plus grand nombre encore
n'ont même pas conscience que leur champ de recherche
a un rapport avec l'obésité.
Mais il y a du changement dans l'air. La décision
des Réseaux de centres d'excellence de financer le
Réseau canadien en obésité reflète
une préoccupation grandissante à l'égard
de l'épidémie d'obésité qui est
en progression au Canada – et l'urgence de prendre des
mesures pour faire face à la situation.
Arya Sharma est le directeur scientifique fondateur du nouveau
réseau et un spécialiste de renommée
mondiale de la recherche sur l'obésité et sa
gestion. Il est également titulaire de la Chaire de
recherche du Canada sur l'obésité cardiovasculaire
et sa gestion à l'Université McMaster, qui est
l'établissement hôte du réseau.
Au cours des deux prochaines années, Arya Sharma
entend trouver les chercheurs et professionnels de la santé
dont le travail se rapporte à l'obésité
au Canada. Seulement alors, dit-il, le Canada pourra-t-il
établir un vaste programme de recherche visant à
traiter une « maladie » qui est restée
pratiquement non soignée.
| Le but du Réseau
canadien en obésité est d'alléger
le fardeau mental, physique et économique
de l'obésité pour les Canadiens
par une action concertée qui permet de
générer de nouvelles connaissances
précieuses pour la prévention et
le traitement de l'obésité. |
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« Lorsque l'on regarde l'obésité comme
un important phénomène social, biologique et
complexe de notre époque, on constate soudainement
qu'il se fait beaucoup de recherche dans le domaine »,
dit-il. « Le problème est que les chercheurs
qui se spécialisent dans le cancer du sein, le remplacement
de la hanche ou la psychiatrie, par exemple, n'ont pas conscience
que leur travail peut se rapporter de très près
à l'obésité. »
L'obésité et l'excédent de poids touchent
quelque 18 millions de Canadiens et représentent
chaque année un coût supérieur à
4,3 milliards de dollars pour le système de santé
du Canada. Environ 12 millions de personnes présentent
une surcharge pondérale. Un autre 5,5 millions
sont obèses, dont 500 000, obèses morbides.
Enfin, et plus alarmant encore, plus de 500 000 enfants
canadiens sont aussi obèses. Le Réseau canadien
en obésité proposera une réponse nécessaire
de toute urgence à cette épidémie.
Le réseau regroupe des scientifiques de 21 universités
canadiennes, de plus de 10 instituts internationaux en Amérique
du Nord et en Europe, de 15 organisations sans but lucratif,
d'organismes gouvernementaux et de 20 partenaires industriels.
Il a déjà recensé 500 professionnels
de la santé, chercheurs et étudiants qui travaillent
dans un domaine relatif à l'obésité,
notamment la psychologie du comportement, la publicité,
l'agriculture, la génétique moléculaire,
la santé des populations, la nutrition et la chirurgie
bariatrique. Selon Arya Sharma, jusqu'à 2 000
personnes en poste dans les universités, les administrations
publiques, l'industrie et les ONG font de la recherche dans
un domaine lié à l'obésité au
Canada.
Le réseau constitue une occasion sans précédent
pour les chercheurs, les planificateurs des services de santé,
l'industrie et les responsables des politiques de travailler
ensemble à la mise au point de stratégies innovatrices
visant à prévenir et à traiter l'obésité.
L'interaction avec tous les intervenants – des conseils
scolaires aux services des parcs et loisirs – est également
prévue. « Il faut inclure tout le monde
parce que l'obésité est en définitive
une conséquence de la manière dont notre société
fonctionne », affirme Arya Sharma.
Priorités de recherche
Le réseau s'associera à ses partenaires au cours
des deux prochaines années pour définir les
priorités de recherche. Par exemple, les chercheurs
apprennent à mieux connaître les facteurs biologiques
et environnementaux qui contribuent à l'obésité.
Ce qui fait défaut, dit Arya Sharma, c'est un vaste
choix de traitements médicaux pour ce qu'il décrit
comme « une maladie chronique grave et débilitante.
Si pour la plupart des maladies chroniques les options thérapeutiques
sont variées, nous n'en sommes qu'au début pour
l'obésité. »
| Partenaires
du réseau :
Plus de 25 universités canadiennes
Plus de 10 instituts internationaux
Plus de 15 organisations sans but lucratif
Plus de 10 organismes gouvernementaux
Plus de 20 partenaires industriels
Liens industriels
Agroalimentaire
Sports et loisirs
Médias et spectacles
Soins de santé
Pharmacie
Instruments médicaux
Tourisme réceptif
Publicité
Appareils domestiques
Assurances
Biopharmacie
Essais cliniques |
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Éliminer la stigmatisation et les idées fausses
qui circulent au sujet de l'obésité sera une autre
priorité. Le fait que la recherche sur les traitements
médicaux ait été peu abondante reflète
un parti pris dans la population en général, et
au sein du milieu de la recherche, qui considère que
l'obésité est simplement le résultat d'un
mode de vie et non pas une maladie. « Nous apprenons
que l'obésité, c'est bien plus compliqué
que mal manger ou ne pas faire assez d'exercice. »
Même si le financement de la recherche sur les causes
et la prévention de l'obésité a sensiblement
augmenté, le nombre de chercheurs et de professionnels
de la santé expressément formés pour
prévenir et gérer l'obésité reste
très insuffisant.
Le réseau espère attirer plus d'étudiants
vers la recherche sur l'obésité. Pour ce faire,
il offrira des possibilités de formation, notamment
un « camp d'entraînement » de
huit jours en matière d'obésité et des
stages auprès des meilleurs chercheurs et cliniciens
en obésité. Parmi les 500 professionnels qui
participent au réseau à ce stade, une centaine
sont des étudiants et des jeunes professionnels.
Même parmi les médecins et les professionnels
de la santé, il y aurait, selon Arya Sharma, un manque
de connaissances de base sur l'obésité. Pour
résoudre le problème, le réseau prévoit
élaborer des ressources pédagogiques qui pourront
être distribuées aux professionnels de la santé,
et organiser des conférences et des ateliers en ligne.
« Nous ne réussirons pas à résoudre
le problème, même au niveau des politiques, tant
que les professionnels de la santé n'en comprendront
les tenants et aboutissants », explique Arya Sharma.
« Les RCE représentent l'occasion pour le
Canada d'accroître la formation et l'éducation
par le travail en réseau. C'est la première
étape vers la réduction des effets de l'obésité
sur les plans humain et économique. »
www.obesitynetwork.ca

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