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ACCUEIL | LES
RÉSEAUX | Réseau de gestion durable
des forêts
- GDF
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Le renouvellement des RCE réaffirme
le besoin d'équilibre entre foresterie et durabilité
Selon James Fyles, les Réseaux de centres d'excellence
ont accompli un exploit que peu d'organismes dans le monde
ont su réaliser – réunir autour d'une
même table les gouvernements, l'industrie, les universités,
les groupes autochtones et les ONG afin d'établir des
pratiques de gestion des forêts davantage axées
sur le développement durable.
« Une grande partie de notre recherche a consisté
à essayer de comprendre ce processus incroyablement
complexe qu'est la gestion durable des forêts, qui englobe
aussi bien le comportement des microorganismes dans le sol
que celui des responsables de l'élaboration des politiques
à chaque niveau de gouvernement, et tout ce qu'il y
a entre les deux », déclare James Fyles,
directeur scientifique du Réseau de gestion durable
des forêts (GDF) et écologiste forestier à
l'Université McGill.
« Il y a énormément de fragmentation
dans le secteur forestier, et notamment un chevauchement de
compétences et des intérêts concurrents.
Le réseau GDF commence à être perçu
comme un intermédiaire honnête qui peut rassembler
les parties afin de promouvoir le dialogue et l'apprentissage
dans un cadre non conflictuel », ajoute-t-il. « Il
s'agit d'un incroyable exploit qui aura une incidence durable
sur la manière dont les forêts sont gérées
au Canada. »
| La gestion durable des forêts
porte fondamentalement sur les relations entre
les individus ainsi qu'entre les individus et
l'environnement matériel. Le risque de
conflit est énorme et croît avec
chaque route construite ou chaque arbre abattu.
Le risque de répercussions économiques
et de troubles sociaux est tout aussi important.
Le Réseau de gestion durable des forêts
a démontré que le conflit pouvait
être efficacement réduit si la diversité
des parties intéressées dispose
d'une tribune ouverte et visionnaire pour échanger.
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Le 28 mars, les RCE ont annoncé que le réseau
GDF recevrait 12,3 millions de dollars pour son renouvellement.
Cette annonce faisait suite à un examen approfondi
des réalisations scientifiques du réseau, de
ses priorités futures en matière de recherche,
et de ses activités de formation et d'application des
connaissances. Ce financement d'une durée de trois
ans durera jusqu'à la fin du mandat de 14 ans du réseau.
Depuis le dernier renouvellement du réseau en 2001,
le nombre de partenaires du réseau GDF a considérablement
augmenté. Le réseau comprend aujourd'hui 160
chercheurs et plus de 200 étudiants diplômés
de 35 universités qui travaillent en collaboration
avec trois ministères fédéraux, sept
gouvernements provinciaux ou territoriaux, douze entreprises,
sept groupes autochtones et une organisation non gouvernementale
– Canards Illimités Canada.
« Nous avons aussi fait en sorte que la masse critique
de spécialistes dans les universités soit plus
apte à répondre aux besoins, du côté
tant des chercheurs établis que des étudiants
diplômés de plusieurs disciplines, qui entrevoient
dorénavant la possibilité de faire carrière
dans ce domaine », affirme James Fyles.
À ce jour, 26 diplômés du réseau
ont accepté des nominations professorales dans des
universités à la grandeur du Canada. Six sont
des chercheurs principaux qui participent à des projets
financés par le réseau et cinq explorent des
sujets qui se rapportent aux collectivités autochtones.
Le nombre de chercheurs en sciences sociales qui travaillent
dans le domaine de la gestion durable des forêts a augmenté
sensiblement. Au cours des premières années
d'existence du réseau GDF, la recherche sur les questions
forestières autochtones, par exemple, n'attirait généralement
que quelques anthropologues et sociologues. Les projets actuels
rassemblent des chercheurs aux spécialités variées
: économie, anthropologie, politique publique, sciences
politiques, gestion opérationnelle et droit. Les dépenses
que le réseau consacre à la recherche reflètent
cette évolution. Les sciences sociales et humaines
représentent ainsi plus de 40 % du contenu des
projets de recherche en 2006, comparativement à 20 %
en 2002.
Réalisations à ce jour
La recherche du réseau GDF améliore les pratiques
de gestion des forêts à la grandeur du Canada,
et elle a une incidence directe sur la politique publique.
Les résultats de la recherche du réseau ont
été utilisés pour justifier des changements
radicaux dans la gestion des forêts au Québec
(la Commission Coulombe) et ont contribué d'importante
façon au Forest Management Guide for Natural Disturbance
Pattern Emulation en Ontario.
| Conférence
du réseau GDF
4e conférence internationale
- Sustaining Canada's Forests: Building Momentum
Edmonton, du 20 au 22 juin 2006
Les communications porteront sur d'importants
enjeux de la gestion durable des forêts
au Canada et dans le monde. La gestion intégrée
des terres, l'évolution des collectivités
qui dépendent de la pérennité
des forêts, les stratégies de gestion
de l'eau, la participation du public aux processus
de planification, la gestion et l'émulation
des perturbations naturelles, l'adaptation aux
changements climatiques et la réforme de
la tenure figurent parmi les nombreux thèmes
retenus. Des discours thèmes, des exemples
de mise en œuvre, des communications de recherche
(articles et affiches) et de nombreux groupes
de discussion sont prévus. |
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Dans l'Ouest du Canada, Alberta-Pacific Forest Industries Inc.
(Al-Pac) utilise les résultats de la recherche du réseau
pour mieux comprendre les effets cumulatifs des activités
humaines dans l'un des coins les plus animés de la plaine
boréale canadienne, de même que les interactions
de l'utilisation des sols et de l'hydrologie dans la plaine
boréale.
Plusieurs aspects du plan de gestion des forêts sur
20 ans proposé par Louisiana Pacific Canada au Manitoba
reposent sur la recherche du réseau. Au Manitoba, Canards
Illimités Canada utilise les résultats de la
recherche du réseau pour contribuer à la modification
des lignes directrices relatives aux zones riveraines et tampons.
Au Nouveau Brunswick, J.D. Irving continue de travailler avec
les chercheurs du réseau afin de déterminer
le degré de sylviculture compatible avec la persistance
des populations d'oiseaux forestiers sur les terres que la
compagnie gère.
Prochaines priorités de recherche
Le programme de recherche du réseau GDF évolue
sans cesse. Au cours des premières années d'existence
du réseau, la recherche a porté sur les aspects
écologiques des forêts et de la foresterie afin
de comprendre comment les forêts gérées
diffèrent des forêts naturelles.
Aujourd'hui, c'est l'ensemble du paysage forestier qui est
pris en compte, ainsi que la multitude d'acteurs qui ont un
intérêt dans la manière dont il est géré
et protégé.
« Impossible de penser à protéger la
biodiversité ou l'eau sur les terres forestières,
par exemple, sans tenir compte du fait qu'il y a d'autres
gens là-bas, comme les sociétés pétrolières
ou gazières, qui construisent des routes pour s'y rendre »,
explique-t-il. « Cette évolution est devenue
plus claire au cours des deux dernières années,
et elle influera sur les types de recherche que nous examinerons
et de partenaires que nous chercherons au cours de notre prochain
cycle. »
À une réunion en mai, le réseau s'efforcera
de définir les priorités de recherche que ses
partenaires considèrent comme les plus urgentes en
vue de son prochain concours de financement prévu pour
l'automne 2006.
« Dans le cadre de cet exercice, nous examinerons
la recherche effectuée à ce jour et jetterons
certaines bases du questionnement à venir »,
ajoute James Fyles. « Cela veut dire que nous examinerons
les liens complexes entre les systèmes naturel, social
et économique afin de comprendre comment nous pouvons
faire en sorte que la gestion de l'ensemble de ce territoire
soit durable. Ce type de recherche diffère de celui
que nous avons financé auparavant. »
www.sfmnetwork.ca

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