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ACCUEIL | LES
RÉSEAUX | Réseau des allergies,
des gènes et de l'environnement - AllerGen
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Coup de pouce pour les entreprises qui veulent
partir gagnantes
Des cliniciens forment un réseau
national visant à repérer les nouveaux traitements
prometteurs contre les allergies et l'asthme
Le Réseau AllerGen (Réseau des allergies, des
gènes et de l'environnement) du Réseau
de centres d'excellence (RCE) a lancé un nouveau
projet qui accélérera la conception de traitements
novateurs contre l'asthme et l'allergie, faisant
ainsi du Canada un endroit particulièrement attrayant
pour la réalisation des premières étapes
de la recherche et du développement.
L'intérêt de l'industrie ne cesse
de croître envers un service canadien unique dont le
rôle consiste à distinguer les médicaments
qui se montrent prometteurs dans le traitement de l'asthme
et des allergies de ceux qui ne tiendront pas leurs promesses.
Pour les sociétés pharmaceutiques, ce service
pourrait représenter des économies de centaines
de millions de dollars en recherche et développement.
Lancé en 2005 grâce au financement du Réseau
AllerGen, l'Initiative de collaboration entre les chercheurs
cliniques (ICCC) tient lieu de « guichet unique »
pour les sociétés pharmaceutiques et biotechnologiques
désireuses de procéder à des essais sur
des molécules et des composés aux premiers stades
de leur développement. L'ICCC a déjà
achevé trois essais cliniques en phase initiale et
trois autres devraient être réalisés en
2007. Au nombre des clients, on compte TOPIGEN Pharmaceuticals
(Montréal), Boehringer Ingelheim (Mississauga), IVAX
Research (Miami), MedImmune (Frederick, MD) et Alexion Pharmaceuticals
(Cheshire, CT).
« Nous sommes inondés de demandes de la part
de l'industrie. Nous avons même dû refuser deux
études, car nous sommes submergés de travail »,
souligne le Dr Paul O'Byrne, chercheur principal pour l'ICCC
et directeur du programme de médecine à l'Université
McMaster.
| Grâce aux essais
de l'ICCC, le traitement de l'asthme fait un pas
en avant
À la suite d'études menées
par l'ICCC du Réseau AllerGen, un nouveau
traitement contre l'asthme a franchi une autre
étape vers la mise en marché.
TOPIGEN Pharmaceuticals Inc., une toute nouvelle
société biopharmaceutique située
à Montréal, a déclaré
avoir obtenu des résultats positifs en
ce qui concerne un nouveau médicament pour
inhalation destiné aux personnes souffrant
d'asthme faible à modéré.
Ce médicament pourrait constituer dans
l'avenir une solution de rechange à l'inhalation
de corticostéroïdes, traitement qui
peut entraîner un gain de poids, de l'hypertension,
des cataractes et d'autres effets indésirables.
« Il s'agit là d'un jalon important
vers le positionnement de TOPIGEN en tant qu'entreprise
biopharmaceutique de premier plan, spécialisée
dans la mise au point de traitements novateurs
contre les maladies respiratoires »,
affirme le Dr Paul Wotton, président
et PDG de TOPIGEN.
L'essai de phase II portant sur 17 patients a
été dirigée par le Dr Paul
O'Byrne, directeur du programme de médecine
de l'Université McMaster et chercheur principal
de l'ICCC.
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L'ICCC du Réseau AllerGen représente une véritable
percée internationale pour le Canada — un consortium
sans précédent qui rassemble les compétences
nationales en matière de recherche sur les allergies,
en vue de mener des essais cliniques en phase initiale dans
les établissements suivants : Université McMaster,
Université de la Saskatchewan, Université de
l'Alberta, Université de la Colombie Britannique et
Université Laval. L'ICCC offre un moyen rentable d'évaluer
l'efficacité des nouveaux composés moléculaires
dans le traitement de l'inflammation des voies respiratoires.
Le directeur scientifique et le président-directeur
général d'AllerGen insiste néanmoins
sur le fait que l'ICCC va beaucoup plus loin que la simple
réalisation d'essais cliniques. Le Dr Judah
Denburg fait valoir qu'une attention plus grande est accordée
à la recherche clinique et que les chercheurs étudieront
les mécanismes des affections allergiques, y compris
leur étiologie, et comment elles surviennent et persistent.
L'ICCC appuie aussi des activités liées à
l'élaboration de protocoles de recherche, aux présentations
réglementaires, à la gestion budgétaire,
ainsi qu'à la formation d'adjoints à la recherche,
d'étudiants diplômés et de boursiers de
recherches postdoctorales.
« Notre but n'est pas de faire du Canada une machine
à réaliser des essais cliniques. Nous cherchons
plutôt à établir quelque chose de plus
complet », précise le Dr Denburg,
dont le réseau regroupe quelque 158 chercheurs et 83
stagiaires de partout au Canada. « L'objectif principal
de l'ICCC consiste à prendre les médicaments
les plus récents et novateurs contre les allergies
et l'asthme, à en faire rapidement l'essai, à
comprendre leur mécanisme d'action, puis à évaluer
s'ils conviendront au développement de marchés
à grande échelle. »
Contre rétribution, les sociétés pharmaceutiques,
en collaboration avec l'ICCC, mettent à l'essai
des traitements et des molécules dans de multiples
centres de recherche, en utilisant des méthodes scientifiques
éprouvées et reconnues, mises au point par des
chercheurs canadiens.
« Si vous utilisez des méthodes qui ne sont
pas vraiment bien conçues ou normalisées, cela
peut vous obliger à recruter de 50 à 100 patients
pour l'étude », explique le Dr O'Bryne.
« En utilisant notre modèle et des sites
multiples, nous pouvons obtenir des résultats fiables
et reproductibles, bien souvent avec aussi peu que 20 à
30 patients. Nous pouvons donc réaliser ces études
plus rapidement et plus efficacement, et c'est cela en fait
qui attire l'industrie. »
| Information sur les
allergies
- Le Canada se situe en tête de liste
des pays confrontés à une « épidémie »
grandissante d'allergies.
- Près de la moitié des Canadiens
présentent une forme quelconque de réaction
allergique, et 15 à 20 % des enfants
souffrent d'asthme.
- Les allergies représentent un fardeau
de 15 milliards de dollars pour l'économie
canadienne.
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Un autre avantage de taille pour les entreprises, c'est qu'elles
peuvent découvrir, dès les premières étapes
de la recherche, si une molécule ou un médicament
a du potentiel ou n'en a pas. Normalement, il peut s'écouler
de dix à douze ans avant qu'une molécule n'ait
franchi toutes les étapes de la recherche menant à
son approbation réglementaire. L'ICCC permet aux entreprises
de savoir si la molécule est efficace dès les
trois à quatre premières années, ce qui
leur permet d'épargner des millions de dollars en coût
de développement. « La pire chose qui puisse
arriver aux entreprises est d'aller de l'avant avec un programme
de développement de grande envergure et très couteux,
pour aboutir, somme toute, à des résultats très
mitigés; malheureusement, cela se produit souvent »,
commente le Dr O'Byrne.
Les chercheurs sont en voie d'analyser les données
provenant des trois premières études, et les
résultats semblent prometteurs jusqu'ici (voir
l'article sur TOPIGEN, dans l'encadré).
Dans le cadre de ces études, on se penche sur de nouvelles
molécules qui n'ont jamais été
mises à l'essai et sur de nouvelles associations
d'anti inflammatoires. Une étude a permis de
produire des données sur de nouvelles séquences
d'ADN qui pourraient aider à neutraliser la réaction
allergique d'un patient.
Le Dr Denburg affirme que les études
n'auraient probablement pas pu être menées sans
l'ICCC. « Mais quelles seront les répercussions
pour les personnes souffrant d'asthme ou d'allergies? Cela
signifie qu'on a une connaissance plus approfondie des médicaments
qu'elles reçoivent et qu'elles pourront avoir accès
à des médicaments et à des traitements
d'une qualité accrue, voire envisager la guérison. »
www.allergen-nce.ca

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