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Rapport annuel des RCE 2005-2006
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Réseau des allergies, des gènes et de l'environnement
 

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Coup de pouce pour les entreprises qui veulent partir gagnantes
Des cliniciens forment un réseau national visant à repérer les nouveaux traitements prometteurs contre les allergies et l'asthme

Le Réseau AllerGen (Réseau des allergies, des gènes et de l'environnement) du Réseau de centres d'excellence (RCE) a lancé un nouveau projet qui accélérera la conception de traitements novateurs contre l'asthme et l'allergie, faisant ainsi du Canada un endroit particulièrement attrayant pour la réalisation des premières étapes de la recherche et du développement.

L'intérêt de l'industrie ne cesse de croître envers un service canadien unique dont le rôle consiste à distinguer les médicaments qui se montrent prometteurs dans le traitement de l'asthme et des allergies de ceux qui ne tiendront pas leurs promesses. Pour les sociétés pharmaceutiques, ce service pourrait représenter des économies de centaines de millions de dollars en recherche et développement.

Lancé en 2005 grâce au financement du Réseau AllerGen, l'Initiative de collaboration entre les chercheurs cliniques (ICCC) tient lieu de « guichet unique » pour les sociétés pharmaceutiques et biotechnologiques désireuses de procéder à des essais sur des molécules et des composés aux premiers stades de leur développement. L'ICCC a déjà achevé trois essais cliniques en phase initiale et trois autres devraient être réalisés en 2007. Au nombre des clients, on compte TOPIGEN Pharmaceuticals (Montréal), Boehringer Ingelheim (Mississauga), IVAX Research (Miami), MedImmune (Frederick, MD) et Alexion Pharmaceuticals (Cheshire, CT).

« Nous sommes inondés de demandes de la part de l'industrie. Nous avons même dû refuser deux études, car nous sommes submergés de travail », souligne le Dr Paul O'Byrne, chercheur principal pour l'ICCC et directeur du programme de médecine à l'Université McMaster.

L'ICCC du Réseau AllerGen représente une véritable percée internationale pour le Canada — un consortium sans précédent qui rassemble les compétences nationales en matière de recherche sur les allergies, en vue de mener des essais cliniques en phase initiale dans les établissements suivants : Université McMaster, Université de la Saskatchewan, Université de l'Alberta, Université de la Colombie Britannique et Université Laval. L'ICCC offre un moyen rentable d'évaluer l'efficacité des nouveaux composés moléculaires dans le traitement de l'inflammation des voies respiratoires.

Le directeur scientifique et le président-directeur général d'AllerGen insiste néanmoins sur le fait que l'ICCC va beaucoup plus loin que la simple réalisation d'essais cliniques. Le Dr Judah Denburg fait valoir qu'une attention plus grande est accordée à la recherche clinique et que les chercheurs étudieront les mécanismes des affections allergiques, y compris leur étiologie, et comment elles surviennent et persistent. L'ICCC appuie aussi des activités liées à l'élaboration de protocoles de recherche, aux présentations réglementaires, à la gestion budgétaire, ainsi qu'à la formation d'adjoints à la recherche, d'étudiants diplômés et de boursiers de recherches postdoctorales.

« Notre but n'est pas de faire du Canada une machine à réaliser des essais cliniques. Nous cherchons plutôt à établir quelque chose de plus complet », précise le Dr Denburg, dont le réseau regroupe quelque 158 chercheurs et 83 stagiaires de partout au Canada. « L'objectif principal de l'ICCC consiste à prendre les médicaments les plus récents et novateurs contre les allergies et l'asthme, à en faire rapidement l'essai, à comprendre leur mécanisme d'action, puis à évaluer s'ils conviendront au développement de marchés à grande échelle. »

Contre rétribution, les sociétés pharmaceutiques, en collaboration avec l'ICCC, mettent à l'essai des traitements et des molécules dans de multiples centres de recherche, en utilisant des méthodes scientifiques éprouvées et reconnues, mises au point par des chercheurs canadiens.

« Si vous utilisez des méthodes qui ne sont pas vraiment bien conçues ou normalisées, cela peut vous obliger à recruter de 50 à 100 patients pour l'étude », explique le Dr O'Bryne. « En utilisant notre modèle et des sites multiples, nous pouvons obtenir des résultats fiables et reproductibles, bien souvent avec aussi peu que 20 à 30 patients. Nous pouvons donc réaliser ces études plus rapidement et plus efficacement, et c'est cela en fait qui attire l'industrie. »

Un autre avantage de taille pour les entreprises, c'est qu'elles peuvent découvrir, dès les premières étapes de la recherche, si une molécule ou un médicament a du potentiel ou n'en a pas. Normalement, il peut s'écouler de dix à douze ans avant qu'une molécule n'ait franchi toutes les étapes de la recherche menant à son approbation réglementaire. L'ICCC permet aux entreprises de savoir si la molécule est efficace dès les trois à quatre premières années, ce qui leur permet d'épargner des millions de dollars en coût de développement. « La pire chose qui puisse arriver aux entreprises est d'aller de l'avant avec un programme de développement de grande envergure et très couteux, pour aboutir, somme toute, à des résultats très mitigés; malheureusement, cela se produit souvent », commente le Dr O'Byrne.

Les chercheurs sont en voie d'analyser les données provenant des trois premières études, et les résultats semblent prometteurs jusqu'ici (voir l'article sur TOPIGEN, dans l'encadré). Dans le cadre de ces études, on se penche sur de nouvelles molécules qui n'ont jamais été mises à l'essai et sur de nouvelles associations d'anti inflammatoires. Une étude a permis de produire des données sur de nouvelles séquences d'ADN qui pourraient aider à neutraliser la réaction allergique d'un patient.

Le Dr Denburg affirme que les études n'auraient probablement pas pu être menées sans l'ICCC. « Mais quelles seront les répercussions pour les personnes souffrant d'asthme ou d'allergies? Cela signifie qu'on a une connaissance plus approfondie des médicaments qu'elles reçoivent et qu'elles pourront avoir accès à des médicaments et à des traitements d'une qualité accrue, voire envisager la guérison. »

www.allergen-nce.ca

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