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RÉSEAUX | Réseau de cellules souches
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Bâtir des ponts : Un pas de plus pour
la science fondamentale
Un investissement de 300 000 $
dans la collecte de données d'expression génique
a donné lieu à une collaboration internationale
de 140 M$
Le Réseau de cellules souches a bâti un pont vers l'avenir
dans le domaine de la recherche sur les cellules souches.
Voici comment.
Tout a commencé par un investissement de 300 000 $
qui a permis de rassembler 25 chercheurs canadiens, qui se
sont retroussé les manches pour créer StemBase,
la plus imposante base de données d'expression génique
sur les cellules souches au monde. L'investissement initial
a évolué vers le Projet sur l'expression génique,
un projet de 12 M$ qui, à son tour, a servi de
fondement au Consortium international du régulome (le
pont), une initiative canadienne de 140 M$ qui réunira
les plus grands chercheurs au monde dans le domaine des cellules
souches afin de parvenir à une meilleure compréhension
des circuits génétiques qui régissent
la vie.
L'expression génique
démystifiée
L'expression génique est le processus par
lequel de l'information codée dans un gène
est convertie en molécules permettant à
la cellule de fonctionner. Les scientifiques ont
besoin de cette information pour identifier et
isoler les cellules souches, comprendre leur fonctionnement
et découvrir à quelles fins elles
peuvent être utilisées – par
exemple pour réparer des tissus endommagés
par des maladies comme la dystrophie musculaire,
la cécité ou la maladie de Parkinson.
« Imaginez que le génome humain
est un grand panneau de contreplaqué sur
lequel sont disposées 25 000 ampoules électriques,
explique M. Rudnicki. Chaque ampoule est
une cellule liée à un gradateur
d'intensité lumineuse. Les cellules, selon
leur type, ont des cycles d'éclairage et
des niveaux d'intensité différents.
Au Consortium international du régulome,
nous tournons ce panneau de contreplaqué
à l'envers et en examinons le câblage
dans le but de comprendre les circuits. »
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William Read, qui a assuré la gestion du Projet sur
l'expression génique depuis son lancement en 2002 jusqu'à
son dénouement heureux au printemps de 2006, affirme
que si le Réseau de cellules souches n'avait pas injecté
de capitaux de démarrage, le projet n'aurait tout simplement
jamais décollé.
Au total, le Réseau de cellules souches a investi
1 M$, un ratio de 11 pour 1 par rapport aux fonds de
contrepartie fournis par quatre autres organismes fédéraux
et provinciaux, soit la Fondation canadienne pour l'innovation,
le Fonds ontarien pour l'innovation, le Fonds ontarien d'encouragement
à la recherche-développement et Génome
Canada.
StemBase est l'un des produits clés du projet.
La base de données est reconnue comme une source d'information
sur l'expression génique faisant autorité
et se classe septième au monde parmi les organismes
qui contribuent le plus à la base de données
sur l'expression des gènes du U.S. National Center
for Biological Information (GEO, Gene Expression Omnibus).
Il s'agit donc de la collection de données sur
l'expression génique la plus complète
à ce jour.
Miguel Andrade, bioinformaticien pour le Réseau, ajoute
qu'il s'agit d'un outil très élaboré
et que StemBase renferme plus de 600 échantillons d'expression
génique de cellules souches.
La base de données peut désormais être
consultée par des intervenants commerciaux, et les
droits annuels qu'ils paient contribuent à son
maintien et à sa gestion.
Le projet a mené à la création d'une
équipe (la constitution de la base de données
a nécessité le concours de 22 personnes hautement
qualifiées, dont quatre titulaires d'une bourse
de recherche postdoctorale). Cette équipe participera
également à l'établissement du
Consortium international du régulome.
M. Read soutient que ce sont les gens qui constituent la
pierre angulaire du projet, et que l'équipe sera
le cœur de l'effort international.
Michael Rudnicki, le directeur scientifique du Réseau
de cellules souches, décrit l'effort international
déployé dans le cadre du Projet sur l'expression
génique comme susceptible de révolutionner la
compréhension du fonctionnement des cellules sur le
plan génomique et de mener au développement
de traitements novateurs en médecine regénérative.
M. Rudnicki, qui est également à la tête
du Consortium international du régulome, explique qu'il
s'agit de la troisième génération
du projet du génome humain, et que la première
génération a permis de découvrir la séquence
du génome humain, tandis que la deuxième consistait
à annoter et à déterminer où se
trouvent les différents gènes. Cette troisième
génération nous permettra de comprendre comment
les gènes fonctionnent.
Des fonds internationaux s'élevant à 65 M$
sont déjà en place. Le travail sera effectué
par 37 chercheurs de 18 établissements répartis
dans sept pays.
Selon M. Rudnicki, le projet est lancé. En effet,
il y a déjà eu cinq ateliers internationaux
au cours desquels tous les aspects ont été examinés,
depuis les approches technologiques jusqu'aux normes
de bioinformatique. Aussi affirme-t-il que le projet suscite
beaucoup d'enthousiasme et bénéficie d'un
immense soutien dans le monde entier.
Au Canada, des demandes de financement à l'infrastructure
totalisant 35 M$ ont été soumises à
des organismes tels que la Fondation canadienne pour l'innovation.
Michael Rudnicki est optimiste.
Il explique que seul un pays comme le Canada pouvait négocier
quelque chose de ce genre et que cela témoigne de notre
capacité de rassembler les gens.
Ainsi que de la capacité du Réseau de bâtir
des ponts vers l'avenir.
www.stemcellnetwork.ca

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