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Rapport annuel des RCE 2005-2006
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Bâtir des ponts : Un pas de plus pour la science fondamentale
Un investissement de 300 000 $ dans la collecte de données d'expression génique a donné lieu à une collaboration internationale de 140 M$

Le Réseau de cellules souches a bâti un pont vers l'avenir dans le domaine de la recherche sur les cellules souches. Voici comment.

Tout a commencé par un investissement de 300 000 $ qui a permis de rassembler 25 chercheurs canadiens, qui se sont retroussé les manches pour créer StemBase, la plus imposante base de données d'expression génique sur les cellules souches au monde. L'investissement initial a évolué vers le Projet sur l'expression génique, un projet de 12 M$ qui, à son tour, a servi de fondement au Consortium international du régulome (le pont), une initiative canadienne de 140 M$ qui réunira les plus grands chercheurs au monde dans le domaine des cellules souches afin de parvenir à une meilleure compréhension des circuits génétiques qui régissent la vie.

William Read, qui a assuré la gestion du Projet sur l'expression génique depuis son lancement en 2002 jusqu'à son dénouement heureux au printemps de 2006, affirme que si le Réseau de cellules souches n'avait pas injecté de capitaux de démarrage, le projet n'aurait tout simplement jamais décollé.

Au total, le Réseau de cellules souches a investi 1 M$, un ratio de 11 pour 1 par rapport aux fonds de contrepartie fournis par quatre autres organismes fédéraux et provinciaux, soit la Fondation canadienne pour l'innovation, le Fonds ontarien pour l'innovation, le Fonds ontarien d'encouragement à la recherche-développement et Génome Canada.

StemBase est l'un des produits clés du projet. La base de données est reconnue comme une source d'information sur l'expression génique faisant autorité et se classe septième au monde parmi les organismes qui contribuent le plus à la base de données sur l'expression des gènes du U.S. National Center for Biological Information (GEO, Gene Expression Omnibus). Il s'agit donc de la collection de données sur l'expression génique la plus complète à ce jour.

Miguel Andrade, bioinformaticien pour le Réseau, ajoute qu'il s'agit d'un outil très élaboré et que StemBase renferme plus de 600 échantillons d'expression génique de cellules souches.

La base de données peut désormais être consultée par des intervenants commerciaux, et les droits annuels qu'ils paient contribuent à son maintien et à sa gestion.

Le projet a mené à la création d'une équipe (la constitution de la base de données a nécessité le concours de 22 personnes hautement qualifiées, dont quatre titulaires d'une bourse de recherche postdoctorale). Cette équipe participera également à l'établissement du Consortium international du régulome.

M. Read soutient que ce sont les gens qui constituent la pierre angulaire du projet, et que l'équipe sera le cœur de l'effort international.

Michael Rudnicki, le directeur scientifique du Réseau de cellules souches, décrit l'effort international déployé dans le cadre du Projet sur l'expression génique comme susceptible de révolutionner la compréhension du fonctionnement des cellules sur le plan génomique et de mener au développement de traitements novateurs en médecine regénérative.

M. Rudnicki, qui est également à la tête du Consortium international du régulome, explique qu'il s'agit de la troisième génération du projet du génome humain, et que la première génération a permis de découvrir la séquence du génome humain, tandis que la deuxième consistait à annoter et à déterminer où se trouvent les différents gènes. Cette troisième génération nous permettra de comprendre comment les gènes fonctionnent.

Des fonds internationaux s'élevant à 65 M$ sont déjà en place. Le travail sera effectué par 37 chercheurs de 18 établissements répartis dans sept pays.

Selon M. Rudnicki, le projet est lancé. En effet, il y a déjà eu cinq ateliers internationaux au cours desquels tous les aspects ont été examinés, depuis les approches technologiques jusqu'aux normes de bioinformatique. Aussi affirme-t-il que le projet suscite beaucoup d'enthousiasme et bénéficie d'un immense soutien dans le monde entier.

Au Canada, des demandes de financement à l'infrastructure totalisant 35 M$ ont été soumises à des organismes tels que la Fondation canadienne pour l'innovation. Michael Rudnicki est optimiste.

Il explique que seul un pays comme le Canada pouvait négocier quelque chose de ce genre et que cela témoigne de notre capacité de rassembler les gens.

Ainsi que de la capacité du Réseau de bâtir des ponts vers l'avenir.

www.stemcellnetwork.ca

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