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ACCUEIL | LES
RÉSEAUX | La Promotion des Relations
et l'Élimination de la violence - PREVNet
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Les meilleurs chercheurs du Canada s'unissent
pour étudier la question de l'intimidation et des relations
entre enfants
Un nouveau réseau canadien composé de 23
chercheurs universitaires et de 34 organisations non gouvernementales
(ONG) a lancé une initiative nationale pour aider les
écoles et les collectivités à adopter
des approches plus scientifiques et éprouvées
contre l'intimidation, la victimisation et l'agression chez
les enfants et les jeunes.
Dirigé par l'Université York et l'Université
Queen's, PREVNet est l'une de cinq initiatives nationales
à recevoir un financement fédéral par
l'entremise des Réseaux des centres d'excellence (RCE).
Pour la première fois, le Canada s'est efforcé
au niveau national de fournir du matériel de formation,
des outils d'évaluation, des stratégies d'intervention
et des politiques nationales uniformisés pour résoudre
les problèmes relationnels. PREVNet jette les bases
d'une stratégie nationale visant à réduire
le recours à la force et l'agression dans les relations.
| « L'intimidation
est un problème social et un problème
de santé d'une importance réelle
chez les enfants et les jeunes au Canada. Au cours
des dernières années, les cas d'enfants
qui sont décédés ou qui ont
été gravement blessés par
suite d'actes d'intimidation ont été
nombreux. Ces tragédies nous ont permis
de comprendre le sérieux de ces problèmes,
et nous reconnaissons qu'il faut une stratégie
nationale pour les résoudre. »
Debra Pepler
Codirectrice scientifique, PREVNet
Université York |
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Une récente enquête de l'Organisation mondiale
de la santé met en évidence le besoin d'une
stratégie nationale contre l'intimidation. D'après
cette enquête, le Canada se classe aux 26e
et 27e rangs sur 35 pays en matière d'intimidation
et de victimisation respectivement, ce qui représente
un résultat décevant. Quels que soient l'âge
et la catégorie, le Canada occupe systématiquement
un rang égal ou inférieur à la moyenne.
« Le Canada cherche à combler son retard
sur beaucoup d'autres pays concernant ces problèmes,
mais j'estime que nous sommes bien partis pour adopter une
approche très différente et, je l'espère,
plus efficace », affirme Wendy Craig de l'Université
Queen's. Deux spécialistes internationales réputées
de l'intimidation dirigent PREVNet : Wendy Craig et Debra
Pepler, du LaMarsh Centre for Research on Violence and Conflict
Resolution à l'Université York.
D'autres pays ont lancé des campagnes nationales
visant les écoles, mais pour PREVNet, l'intimidation
est un problème communautaire plutôt que scolaire.
Par conséquent, le réseau se concentre en particulier
sur les lieux où les enfants et les jeunes vivent,
travaillent et jouent, notamment les clubs sportifs locaux,
les troupes de guides, les églises et les programmes
récréatifs.
« Bien que les écoles jouent un rôle
clé, nous estimons que l'intimidation est un problème
de la collectivité, et c'est pourquoi nous avons rassemblé
un tel éventail d'organismes et d'organisations non
gouvernementales, y compris des agents d'éducation,
pour résoudre le problème », affirme
Debra Pepler.
Mettre la science au service des collectivités
locales
Les programmes visant à lutter contre l'intimidation
ne manquent pas au Canada. Le problème, explique Wendy
Craig, est que peu d'entre eux sont fondés ou évalués
sur une base empirique. Chose étonnante, des chercheurs
ont constaté que 15 % de ces programmes avaient
un effet aggravant sur les problèmes. Les Nouvelles
Initiatives de RCE peuvent aider à corriger cette situation
en mettant les chercheurs en rapport entre eux et avec les
ONG nationales, les écoles et les groupes locaux. Wendy
Craig considère qu'il s'agit du moyen idéal
pour PREVNet puisque l'accent est mis sur la mise en réseau,
les partenariats et l'application des connaissances.
| Les
organismes partenaires comprennent :
- Canadian Principals' Association
- Coalition canadienne pour les droits des enfants
- Jeunesse J'écoute
- Guides du Canada
- Association canadienne des travailleuses et
travailleurs sociaux
- Association canadienne des parcs et loisirs
- The Hospital for Sick Children |
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« Les ONG sont beaucoup plus efficaces que nous,
les chercheurs, le seront jamais pour assurer l'application
et la diffusion des connaissances », explique-t-elle.
« Il leur manque toutefois les informations empiriques
et les compétences qui permettent d'établir un
outil d'évaluation. En tant que chercheurs, nous pouvons
leur fournir ces outils. »
L'un des principaux buts de PREVNet au cours des deux années
à venir est de créer un outil Web que les gens
pourront accéder pour évaluer le problème
d'intimidation qui les concerne. Ils recevront alors une liste
de recommandations quant aux mesures à prendre, en
fonction de ce qui s'est révélé utile
en pareils cas.
Les chercheurs de PREVNet produiront également des
guides de formation, des documents d'appoint et des communiqués
au sujet de la recherche, que les gens pourront télécharger.
Pour les organisations nationales, comme Jeunesse J'écoute,
les chercheurs ont préparé des documents plus
adaptés afin d'aider les conseillers à guider
les enfants qui appellent pour un problème d'intimidation.
« Nous essayons de former les organisations nationales
pour qu'elles puissent à leur tour, grâce à
l'aide et aux outils que nous leur procurons, former leurs
propres ressources provinciales et municipales »,
indique Wendy Craig.
Des études ont montré ce qui fonctionne et
ce qui ne fonctionne pas, mais Wendy Craig insiste qu'il faut
faire davantage pour déterminer l'efficacité
des programmes à long terme et mettre au point de nouveaux
programmes qui tiennent mieux compte de la dynamique entre
les personnes, les groupes de pairs et la famille. Soulignant
que la plupart des études ont porté sur les
enfants d'âge scolaire, elle précise que d'autres
études sur les enfants d'âge préscolaire
aideraient à déterminer les facteurs de risque
précoces.
PREVNet rassemble des chercheurs de 17 universités
canadiennes représentant plusieurs disciplines, dont
la psychiatrie, le travail social, la psychologie, l'épidémiologie
et la pédiatrie. Les étudiants seront invités
à se joindre au réseau. Ils auront l'occasion
de participer aux évaluations de programme et aux programmes
d'intervention en faisant un stage dans une ONG.
« Nous voulons créer une deuxième génération
de chercheurs qui a vraiment à cœur de résoudre
les problèmes relationnels de cette manière
appliquée », ajoute Wendy Craig.
www.prevnet.ca

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