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Rapport annuel des RCE 2005-2006
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ACCUEIL | LES RÉSEAUX | La Promotion des Relations et l'Élimination de la violence - PREVNet

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Les meilleurs chercheurs du Canada s'unissent pour étudier la question de l'intimidation et des relations entre enfants

Un nouveau réseau canadien composé de 23 chercheurs universitaires et de 34 organisations non gouvernementales (ONG) a lancé une initiative nationale pour aider les écoles et les collectivités à adopter des approches plus scientifiques et éprouvées contre l'intimidation, la victimisation et l'agression chez les enfants et les jeunes.

Dirigé par l'Université York et l'Université Queen's, PREVNet est l'une de cinq initiatives nationales à recevoir un financement fédéral par l'entremise des Réseaux des centres d'excellence (RCE). Pour la première fois, le Canada s'est efforcé au niveau national de fournir du matériel de formation, des outils d'évaluation, des stratégies d'intervention et des politiques nationales uniformisés pour résoudre les problèmes relationnels. PREVNet jette les bases d'une stratégie nationale visant à réduire le recours à la force et l'agression dans les relations.

Une récente enquête de l'Organisation mondiale de la santé met en évidence le besoin d'une stratégie nationale contre l'intimidation. D'après cette enquête, le Canada se classe aux 26e et 27e rangs sur 35 pays en matière d'intimidation et de victimisation respectivement, ce qui représente un résultat décevant. Quels que soient l'âge et la catégorie, le Canada occupe systématiquement un rang égal ou inférieur à la moyenne.

« Le Canada cherche à combler son retard sur beaucoup d'autres pays concernant ces problèmes, mais j'estime que nous sommes bien partis pour adopter une approche très différente et, je l'espère, plus efficace », affirme Wendy Craig de l'Université Queen's. Deux spécialistes internationales réputées de l'intimidation dirigent PREVNet : Wendy Craig et Debra Pepler, du LaMarsh Centre for Research on Violence and Conflict Resolution à l'Université York.

D'autres pays ont lancé des campagnes nationales visant les écoles, mais pour PREVNet, l'intimidation est un problème communautaire plutôt que scolaire. Par conséquent, le réseau se concentre en particulier sur les lieux où les enfants et les jeunes vivent, travaillent et jouent, notamment les clubs sportifs locaux, les troupes de guides, les églises et les programmes récréatifs.

« Bien que les écoles jouent un rôle clé, nous estimons que l'intimidation est un problème de la collectivité, et c'est pourquoi nous avons rassemblé un tel éventail d'organismes et d'organisations non gouvernementales, y compris des agents d'éducation, pour résoudre le problème », affirme Debra Pepler.

Mettre la science au service des collectivités locales
Les programmes visant à lutter contre l'intimidation ne manquent pas au Canada. Le problème, explique Wendy Craig, est que peu d'entre eux sont fondés ou évalués sur une base empirique. Chose étonnante, des chercheurs ont constaté que 15 % de ces programmes avaient un effet aggravant sur les problèmes. Les Nouvelles Initiatives de RCE peuvent aider à corriger cette situation en mettant les chercheurs en rapport entre eux et avec les ONG nationales, les écoles et les groupes locaux. Wendy Craig considère qu'il s'agit du moyen idéal pour PREVNet puisque l'accent est mis sur la mise en réseau, les partenariats et l'application des connaissances.

« Les ONG sont beaucoup plus efficaces que nous, les chercheurs, le seront jamais pour assurer l'application et la diffusion des connaissances », explique-t-elle. « Il leur manque toutefois les informations empiriques et les compétences qui permettent d'établir un outil d'évaluation. En tant que chercheurs, nous pouvons leur fournir ces outils. »

L'un des principaux buts de PREVNet au cours des deux années à venir est de créer un outil Web que les gens pourront accéder pour évaluer le problème d'intimidation qui les concerne. Ils recevront alors une liste de recommandations quant aux mesures à prendre, en fonction de ce qui s'est révélé utile en pareils cas.

Les chercheurs de PREVNet produiront également des guides de formation, des documents d'appoint et des communiqués au sujet de la recherche, que les gens pourront télécharger. Pour les organisations nationales, comme Jeunesse J'écoute, les chercheurs ont préparé des documents plus adaptés afin d'aider les conseillers à guider les enfants qui appellent pour un problème d'intimidation. « Nous essayons de former les organisations nationales pour qu'elles puissent à leur tour, grâce à l'aide et aux outils que nous leur procurons, former leurs propres ressources provinciales et municipales », indique Wendy Craig.

Des études ont montré ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, mais Wendy Craig insiste qu'il faut faire davantage pour déterminer l'efficacité des programmes à long terme et mettre au point de nouveaux programmes qui tiennent mieux compte de la dynamique entre les personnes, les groupes de pairs et la famille. Soulignant que la plupart des études ont porté sur les enfants d'âge scolaire, elle précise que d'autres études sur les enfants d'âge préscolaire aideraient à déterminer les facteurs de risque précoces.

PREVNet rassemble des chercheurs de 17 universités canadiennes représentant plusieurs disciplines, dont la psychiatrie, le travail social, la psychologie, l'épidémiologie et la pédiatrie. Les étudiants seront invités à se joindre au réseau. Ils auront l'occasion de participer aux évaluations de programme et aux programmes d'intervention en faisant un stage dans une ONG.

« Nous voulons créer une deuxième génération de chercheurs qui a vraiment à cœur de résoudre les problèmes relationnels de cette manière appliquée », ajoute Wendy Craig.

www.prevnet.ca

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