| « Si l'on ne comprend pas
pourquoi un problème se produit, on ne peut pas le régler.
Nous croyons que la recherche fondamentale visant à comprendre
la mort des cellules cérébrales est la meilleure façon
de prévenir les atteintes associées aux accidents
vasculaires cérébraux. »
Dr Michael Tymianski, Toronto Western Hospital
| Des jeunes talents parmi les
meilleurs choisissent la recherche sur les AVC
Le Réseau canadien contre les accidents cardiovasculaires
(RCACV) contribue à attirer certains des meilleurs
cerveaux du Canada vers la recherche sur les accidents
vasculaires cérébraux. Par le biais de
son programme intitulé Opération ACV,
le RCACV soutient 45 stagiaires universitaires du Canada,
en partenariat avec la Fondation des maladies du cœur,
l'Institut de la santé circulatoire et respiratoire,
AstraZeneca et le Programme de recherche IRSC-Rx&D.
Grâce à l'Opération ACV,
qui est reconnue comme l'une des principales initiatives
de formation et de partenariat du Canada, il est maintenant
possible de faire une seule demande de financement de
la recherche, ce qui constitue une amélioration
majeure, à l'échelle nationale, du processus
d'examen.
« Il existe de nombreux avantages à
être stagiaire du RCACV », a affirmé
Barbara Murdoch, étudiante au doctorat en médecine
expérimentale à l'Université de
la Colombie-Britannique. « La bourse de chercheur-boursier
que je reçois pour mes études doctorales
m'aide non seulement à me donner confiance en
ma valeur en tant que jeune chercheuse en formation,
mais également à consacrer plus de temps
à mes recherches et à présenter
mes travaux dans des congrès internationaux afin
d'en évaluer les forces et les faiblesses. »
Mme Murdoch étudie les neurones
de l'appareil olfactif afin de découvrir de quelle
façon ils sont continuellement remplacés
par les cellules souches en division. Ces études
préliminaires établissent les bases de
l'évaluation de l'utilité des cellules
souches des neurones olfactifs dans le rétablissement
après un AVC.
« Grâce à ma formation avec le
RCACV, je prévois travailler en collaboration
afin de faire progresser la recherche sur les AVC, avec
l'espoir d'améliorer la vie des survivants. Être
une stagiaire du RCACV est pour moi un privilège
assorti de la responsabilité d'utiliser les ressources
du Réseau et d'y contribuer, de sorte que nous
puissions tous donner le meilleur de nous mêmes.
Il est évident qu'être une stagiaire du
RCACV est un avantage sans prix. » |
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Une équipe de chercheurs du Réseau canadien contre
les accidents cardiovasculaires (RCACV) a découvert un mécanisme
important et inconnu à ce jour associé à la
mort des cellules cérébrales au cours d'un AVC.
Selon le Dr Michael Tymianski, chercheur du RCACV
et neurochirurgien au Toronto Western Hospital, cette découverte
permet de beaucoup mieux comprendre pourquoi l'AVC entraîne
la mort des cellules cérébrales. La découverte
a fait l'objet d'un article publié vers la fin de 2003 dans
Cell, revue dans le domaine de la biologie la plus réputée
dans le monde. Le principal coauteur de l'article est le Dr John
MacDonald, de l'Université de Toronto.
« Si l'on ne comprend pas pourquoi un problème
se produit, on ne peut pas le régler, a dit le Dr Tymianski.
Nous croyons que la recherche fondamentale visant à comprendre
la mort des cellules cérébrales est la meilleure façon
de prévenir les atteintes associées aux accidents
vasculaires cérébraux. »
Selon la théorie de l'équipe, lorsqu'un AVC se produit
et que les cellules du cerveau sont privées d'oxygène,
un canal spécial à la surface de ces cellules est
activé. Une fois activé, ce canal, qu'on nomme TRPM7,
entraîne la production de grandes quantités de radicaux
libres par les cellules cérébrales. Les radicaux libres
sont des produits chimiques caustiques qui dégradent l'ADN,
les protéines et d'autres composants cellulaires. La production
de radicaux libres amorce une réaction en chaîne fatale.
Si on pouvait produire un médicament qui interromprait
le processus, les effets de l'AVC pourraient être réduits
de manière importante.
Le Dr Tymianski croit qu'il est possible de mettre au point
un tel médicament. Il ajoute qu'on sait déjà
que les traitements peuvent être efficaces au cours d'une
certaine période. On a déjà démontré
que les médicaments qui détruisent les caillots sanguins
peuvent limiter les lésions consécutives à
un AVC s'ils sont administrés dans les trois heures suivant
l'AVC.
Le Dr Tymianski et ses collègues ont fondé
une entreprise, NoNO Inc., qui tentera de mettre au point de nouveaux
traitements. NoNO, acronyme de « no nitric oxide »
(pas de monoxyde d'azote), ce composé étant l'agent
qui entraîne les lésions cellulaires, a reçu
des fonds de démarrage du Réseau canadien contre les
accidents cardiovasculaires.
« Le RCACV a joué un grand rôle dans le
regroupement des meilleurs chercheurs afin qu'ils luttent ensemble
contre les AVC », a affirmé le Dr Tymianski.
Parmi les autres membres de l'équipe du RCACV qui étudie
la mort des cellules cérébrales, mentionnons le Dr Yu
Tian Wang (Brain Research Centre, Université de la Colombie-Britannique),
M. James Gurd (chercheur en biochimie, Université de
Toronto), le Dr Michael Salter (Chaire de recherche du Canada
en plasticité synaptique et en douleur, Université
de Toronto) et le Dr Richard Tasker (Atlantic Veterinary
College, Université de l'Île du Prince-Édouard).
Les accidents vasculaires cérébraux, qui sont la
quatrième cause de décès au Canada, entraînent
chaque année la mort de 16 000 personnes. La Fondation des
maladies du cœur estime que les AVC frappent entre 40 000 et
50 000 personnes chaque année au Canada et qu'environ 300
000 Canadiens vivent avec les conséquences d'un AVC.
www.canadianstrokenetwork.ca

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