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Lors d'un accident cérébrovasculaire, chaque minute compte. C'est pourquoi un programme de télémédecine d'urgence est en train de révolutionner la manière dont les soins de santé sont offerts dans les communautés du nord de l'Ontario en réduisant le risque d'invalidité et en améliorant la qualité de vie d'un nombre important de Canadiens et de Canadiennes.
L'idée est simple : transporter les victimes d'accidents cérébrovasculaires (ACV) à des centres reliés électroniquement à un hôpital de Toronto afin de les mettre en contact avec un spécialiste par vidéoconférence bidirectionnelle. Grâce à un tableau de commande, le neurologue peut parler au patient et à sa famille, examiner des tomodensitométries cérébrales, administrer des tests neurologiques ou diriger le médecin dans la salle d'urgence.
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Le programme pilote TéléACV démarre dans le nord de l'Ontario
Les patients de North Bay et de Sudbury sont les premiers
à faire l'essai du modèle de soins du Réseau canadien
contre les accidents cérébrovasculaires. Les coûts de
démarrage du programme sont assumés par le Réseau canadien
contre les accidents cérébrovasculaires, dont la contribution
s'élève à 630 000 $, et le ministère de la
Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario et le
réseau NORTH, qui assurent le reste du financement.
Le réseau NORTH offre des consultations avec des spécialistes aux patients et une formation professionnelle aux professionnels de la santé dans plus de 70 régions rurales et éloignées de l'Ontario. Pour ce faire, on a recours à des vidéoconférences bidirectionnelles et à des dispositifs médicaux électroniques pour diagnostiquer et traiter les patients. Le réseau organise près de 500 consultations cliniques et environ 100 événements éducatifs par mois. Les hôpitaux de North Bay et Sudbury offrent déjà ce service, et d'autres devraient se joindre à eux. À ce jour, on a effectué 15 consultations, dont trois ont mené à l'administration d'un activateur tissulaire du plasminogène, ou thrombolytique. Ce nombre augmentera à mesure que les campagnes publiques sensibilisent la population aux signes et aux symptômes d'un ACV ainsi qu'à l'importance de recevoir des soins médicaux à l'établissement de santé approprié.
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Selon le Dr Frank Silver, du Réseau canadien contre
les accidents cérébrovasculaires, organisme national qui réunit les
experts en ACV du pays, " plus le diagnostic et le traitement
sont retardés, plus le fonctionnement du cerveau risque d'être touché.
Le programme TéléACV constitue une façon unique d'offrir des soins
spécialisés dans des domaines où il manque de sous-spécialistes. "
Les médicaments thrombolytiques utilisés pour traiter les ACV sont relativement nouveaux. Comme ils doivent être administrés dans les trois heures qui suivent l'apparition des premiers symptômes, le neurologue dispose de peu de temps pour observer la tomodensitométrie du patient et effectuer un examen neurologique. La situation est particulièrement critique pour les gens des milieux ruraux, où l'on trouve peu de neurologues.
TéléACV offre une solution. Les salles d'opération éloignées utilisent
des installations de vidéoconférence portables équipées d'une caméra
haute qualité et d'un microphone pour communiquer avec un expert
en ACV en service de garde. Le patient du nord est mis en contact
avec le neurologue, qui le traite " virtuellement " à
partir d'un poste de vidéoconférence à son domicile ou à l'hôpital
en collaboration avec le médecin dans la salle d'urgence.
Le programme est appuyé par le bureau d'assistance du Réseau de télécommunications de santé à distance du Nord de l'Ontario (NORTH), ouvert en tout temps, une liste virtuelle de médecins en service de garde et des visites virtuelles régulières afin de favoriser l'apprentissage des professionnels de la santé. Le programme TéléACV comprend également un volet d'évaluation continue visant à évaluer les résultats cliniques et la satisfaction des patients et des dispensateurs de soins de santé.
" Nous voulons aider les gens à se remettre d'un ACV ", affirme
le Dr Silver. " Le Réseau canadien contre les
accidents cérébrovasculaires, de par ses initiatives comme TéléACV,
travaille à réduire les répercussions des ACV, qui constituent la
principale cause d'invalidité chez les adultes au Canada. "
En plus d'améliorer les soins de courte durée, la télémédecine
permet de suivre les patients qui retournent dans leur milieu rural
après leur traitement et de diminuer les déplacements des patients
et des médecins. " Les habitants du nord auront accès à des
soins qui, auparavant, n'étaient offerts que dans les centres urbains ",
ajoute le Dr Silver.
On s'attend à ce que le programme TéléACV, première initiative du genre au Canada, transforme la vie des personnes habitant dans les communautés du nord.
www.canadianstrokenetwork.ca

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