| HL'excellence dont fait preuve
le Canada sur la scène internationale dans de nouveaux domaines
tels que la natotechnologie, la génomique et la biotechnologie repose
en grande partie sur la formation donnée aux jeunes élèves dans
les trois domaines fondamentaux du programme d'enseignement : la
lecture, l'écriture et l'arithmétique - les " classiques "
comme les appelaient nos grands-parents.
Au Canada, ce sont trop souvent les citoyens les plus défavorisés
qui réussissent le moins bien à l'école, une tendance que tente de
renverser le Réseau canadien de recherche sur le langage et l'alphabétisation
(le Réseau).
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Aider les enfants à apprendre
Le Réseau canadien de recherche sur le langage et l'alphabétisation est une entreprise dynamique qui réunit des scientifiques émérites, des cliniciens, des élèves, des enseignants et des partenaires du secteur public et du secteur privé pour améliorer le développement du langage et de l'alphabétisation chez les enfants du Canada.
Le Réseau veut non seulement effectuer des travaux de recherche scientifique originaux, mais aussi trouver des moyens d'en appliquer les résultats dans les salles de classe qui en ont le plus besoin.
Installé à la University of Western Ontario, le Réseau canadien de recherche sur le langage et l'alphabétisation, créé en mars 2001, est l'un des Réseaux de centres d'excellence. Aujourd'hui, il compte plus de 350 chercheurs, élèves et partenaires du Canada.
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Dans le cadre de deux nouveaux projets de recherche lancés cette année
en partenariat avec la Society for the Advancement of Excellence in
Education (SAEE), on cherchera des méthodes d'enseignement qui permettront
d'améliorer les capacités en lecture, en écriture et en arithmétique
des citoyens les plus désavantagés du Canada : les Autochtones et
les jeunes à risque issus de milieux à faible revenu. Les chercheurs
espèrent découvrir pourquoi certains élèves réussissent là où d'autres
échouent, même s'ils sont issus d'un milieu semblable. " Le
nombre de jeunes Autochtones croît rapidement. C'est pourquoi nous
devons réfléchir maintenant à la façon dont nous allons leur transmettre
les compétences dont ils ont besoin pour réussir dans l'économie
mondiale tout en respectant leur culture ", déclare Helen Raham,
directrice exécutive de la SAEE, un organisme de recherche en éducation
à but non lucratif situé à Kelowna (Colombie-Britannique).
En général, les Autochtones obtiennent de moins bonnes notes à
l'école que les autres Canadiens. Moins de 60 p. 100 obtiennent
un diplôme d'études secondaires, et environ la moitié ne réussissent
pas les examens de lecture, d'écriture et d'arithmétique administrés
à la quatrième, à la septième et à la dixième année.
Pourtant, certains Autochtones obtiennent de très bons résultats
dans certaines écoles. Dans le cadre du projet qui vise à accroître
le taux de réussite des Autochtones, on étudiera les méthodes d'enseignements
utilisées dans 12 écoles du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta,
de la Colombie-Britannique et du Yukon. Les chercheurs espèrent
communiquer aux enseignants des autres écoles les pratiques exemplaires
qui peuvent aider les élèves. Le rapport complet qui présentera
les résultats du projet sera publié en mai 2004.
" L'un des rôles clés du Réseau canadien de recherche sur le langage
et l'alphabétisation sera de diffuser les résultats de ce projet
dans l'ensemble de la collectivité ", déclare Mme Raham.
" Même s'il s'agit d'une étude de petite envergure, elle pourrait
avoir des retombées importantes sur les politiques et les pratiques
et proposer des domaines où il faut approfondir la recherche. Il
est très important d'attirer l'attention de la communauté de la
recherche et des décideurs sur ce sujet ".
Dans le cadre d'un autre projet, le Réseau et la SAEE aident les enseignants qui oeuvrent dans des milieux défavorisés à élaborer des programmes d'alphabétisation et d'arithmétique innovateurs. Le programme de subventions destinées à améliorer l'enseignement dans les écoles vise à stimuler et à financer les initiatives qui favorisent la réussite des élèves à risque et qui aident les enseignants à documenter les résultats obtenus.
Les chercheurs de la SAEE préparent une étude de cas pour chaque projet biennal mis en œuvre dans une école pendant qu'un chercheur du réseau qui joue le rôle de mentor aide les enseignants à concevoir, à surveiller et à évaluer leur projet.
" Nous pensons que ce partenariat est fantastique " affirme
Susan Phillips, directrice adjointe de la SAEE. " Le Réseau
canadien de recherche sur le langage et l'alphabétisation offre
des compétences, des connaissances et du soutien dans le domaine
de la recherche, ainsi que l'accès à une gamme de capacités ".
Le Réseau compte plus de 75 partenaires du secteur public et du
secteur privé provenant des quatre coins du Canada, notamment la
SAEE. Voici ce qu'affirme le directeur général du Réseau, Dan Sinai
: " Nous sommes prêts à collaborer pour transmettre nos connaissances
par le biais de partenariats souples établis avec des professionnels,
des enseignants et des praticiens, afin de transformer les vaguelettes
du changement en vagues déferlantes ".
www.cllrnet.ca

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