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Retombées - Réseau canadien sur les maladies génétiques - RCMG

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Encourager la collaboration entre scientifiques : Une conférence de RCMG ouvre des voies prometteuses pour le traitement de la maladie des légionnaires
 

Il suffit parfois, pour qu'une importante découverte voit le jour, que quelqu'un se trouve au bon endroit au bon moment. C'est ce qui est arrivé en 1996, lorsque les Drs Alex MacKenzie et Philippe Gros ont entamé des discussions lors d'une réunion scientifique du Réseau canadien sur les maladies génétiques. Ils ont depuis fait une percée remarquable dans la lutte contre la maladie des légionnaires.

C'est presque par hasard que les Drs MacKenzie et Gros ont découvert que leurs champs d'étude respectifs n'étaient pas aussi différents qu'ils le croyaient. Le Dr MacKenzie, chercheur du RCMG au Children's Hospital of Eastern Ontario, avait identifié un gène appelé Naip pendant qu'il recherchait le gène responsable de la maladie d'Aran-Duchenne, maladie neurologique fatale chez les enfants. Le Dr Gros, professeur au département de biochimie de l'Université McGill, étudiait la susceptibilité génétique à la maladie des légionnaires chez la souris. La rencontre fortuite de ces deux chercheurs, à Vancouver, a semé les germes de ce qui allait devenir une nouvelle découverte importante, soit celle du rôle joué par le gène Naip5 dans la lutte contre la maladie des légionnaires.

Cette rencontre a rapidement donné lieu à un nouvel effort de recherche concerté, mettant à contribution les Drs MacKenzie, Gros et Silvia Vidal, scientifique à l'Université d'Ottawa. Ensemble, ils ont découvert que lorsqu'un morceau d'ADN contenant le gène Naip5 était inséré dans des souris, cela pouvait empêcher la bactérie Legionella d'infecter les souris. Les résultats de la recherche ont été publiés dans le numéro de janvier 2003 de la revue scientifique, Nature Genetics.

" Nous avons essentiellement découvert qu'une protéine intervenant dans la survie des neurones influe également sur la capacité des macrophages de lutter contre l'infection par Legionella ", explique le Dr Gros. " Nous espérons que cette découverte nous permettra de déterminer si les gènes humains reliés au gène Naip5 jouent un rôle dans la pathogenèse de la maladie des légionnaires de l'humain. "

Il ajoute que la réunion de Vancouver a été l'occasion, pour lui et le Dr MacKenzie, d'intégrer leurs champs d'étude respectifs. " C'est l'histoire idéale de la rencontre entre scientifiques issus de sphères différentes ", dit le Dr Gros, qui est également chercheur au Centre de recherche sur le cancer de l'Université McGill et au Centre de recherche sur la résistance de l'hôte de McGill. " De toute évidence, cette collaboration n'aurait pas été possible sans le RCMG. "

Le DMichael Hayden, directeur scientifique du RCMG et directeur du Centre for Molecular Medicine and Therapeutics à Vancouver, affirme que l'un des atouts du RCMG est le fait qu'il facilite les collaborations informelles entre des chercheurs de partout au pays. " Le RCMG a notamment pour objectif d'encourager la collaboration entre les gens, et nous avons là un bon exemple des résultats possibles de ce type de rencontres fortuites favorisant les échanges informels ", dit le Dr Hayden. Il ajoute que les recherches appuyées par le RCMG ont conduit à la découverte de plus de 50 gènes liés à des maladies.

La réunion scientifique annuelle du RCMG a été la plate-forme de lancement de cette découverte qui, de l'avis du Dr Gros, est une étape essentielle à la mise au point de nouveaux traitements dans l'avenir. Mais ce n'est pas tout : le réseau finance le projet depuis ses tout débuts. Il a versé environ 75 000 $ (chiffre partiel) au cours des dix dernières années, et a fourni les installations de base. Le projet de recherche a aussi reçu des subventions des Instituts de recherche en santé du Canada et d'Innovation Québec.

Dans une perspective tournée vers l'avenir, les scientifiques affirment qu'il leur reste encore à mieux comprendre leur découverte et notamment à effectuer des recherches visant à déterminer si les gènes humains liés au Naip jouent un rôle dans la pathogenèse de la maladie chez les être humains. " Nous en sommes encore aux travaux préliminaires, mais c'est un processus très stimulant, ajoute la Dre Vidal. Tous, je pense, n'ont que des éloges à l'endroit du RCMG. "

www.cgdn.ca

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