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Lisant la douleur sur le visage de ses patients, le Dr Ed Keystone était confiant de pouvoir un jour donner de l'espoir à ces derniers. Ce grand jour est imminent puisque le Canada commencera avant la fin de l'année en cours à offrir aux sociétés pharmaceutiques un " guichet unique " pour la demande d'essais cliniques de classe internationale dans le domaine de la rhumatologie.
À la fin des années 1990, une nouvelle génération de médicaments prometteurs pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde a capté l'attention et l'imagination d'un rhumatologue du Mount Sinai Hospital de Toronto. Appelés produits biologiques, ces nouveaux produits visant à combattre cette maladie invalidante ont provoqué une explosion d'essais cliniques destinés à en vérifier l'efficacité.
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Clarifier le processus de consentement
Les patients qui songent à participer à un essai clinique peuvent avoir tout un défi à relever lorsqu'il s'agit de décider de participer ou de ne pas participer à l'essai.
" Les défenseurs des intérêts des consommateurs ont
exprimé leurs préoccupations quant au langage des formulaires
de consentement aux essais cliniques, qui est très complexe
et s'apparente au jargon des juristes, sans compter
la terminologie médicale pointue utilisée ", selon
Linda Bennett, directrice exécutive du nouveau Consortium
canadien de recherche en rhumatologie (CCRR).
Dans un effort en vue d'améliorer la qualité des essais cliniques dans le domaine de la rhumatologie au Canada, les patients soignés contre l'arthrite, l'industrie et le CCRR examineront divers moyens de veiller à ce que les participants aux essais comprennent clairement tous les aspects de la recherche clinique. Cela permettra d'améliorer le recrutement de patients pour les essais cliniques, tout en garantissant aux patients canadiens l'accès aux meilleures pratiques au monde en matière d'essais cliniques.
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" J'ai compris que le Canada devait rivaliser avec d'autres pays pour
ces essais cliniques parce que nous voulons permettre à nos patients
qui ne répondent pas aux traitements classiques d'avoir accès à de
nouveaux traitements qui ne seraient pas accessibles autrement ",
a déclaré le Dr Keystone, qui est également le directeur
clinique du Réseau canadien de l'arthrite (RCA), l'un des Réseaux
de centres d'excellence. Pour susciter l'intérêt à l'égard
des essais cliniques financés par l'industrie, le Dr Keystone
et le RCA ont lancé l'idée de créer le Consortium canadien de recherche
en rhumatologie (CCRR). Mis sur pied en février 2003 grâce à un
financement initial du RCA, le CCRR est une société sans but lucratif
oeuvrant en partenariat avec le RCA, qui offrira bientôt aux sociétés
pharmaceutiques un " guichet unique " pour la demande
d'essais cliniques de classe internationale dans le domaine de la
rhumatologie. Le Dr Keystone est le président du
Consortium.
Le Dr Keystone souligne que bien qu'il existe des consortiums
de recherche clinique dans d'autres secteurs de la médecine, le
CCRR se démarque en ce qu'il collabore étroitement avec l'industrie.
Par exemple, le RCA a tenu une réunion avec 15 sociétés pharmaceutiques
canadiennes en vue d'évaluer leurs besoins dans le cadre d'un éventuel
nouveau consortium. Étant donné que le CCRR attire des millions
de dollars d'investissement pour la recherche et le développement,
il sera une bénédiction pour les sociétés pharmaceutiques canadiennes.
" Nous voulons travailler en collaboration avec l'industrie "
a dit le Dr Keystone, " et nous voulons que
l'industrie en profite. Nous voulons aussi que nos patients, de
même que la recherche canadienne en rhumatologie, en profitent ".
Déjà, 46 cliniciens dans huit provinces oeuvrent au sein du CCRR, qui sera opérationnel à la fin de 2003. Le consortium proposera aux sociétés pharmaceutiques un budget unique et une entente de non-divulgation visant tous les centres d'essai. Il offrira ses services moyennant des frais concurrentiels et investira les recettes dans la recherche sur l'arthrite.
Le CCRR travaille également à la création d'une base nationale de données cliniques sur les patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde, fournissant aux chercheurs une mine de renseignements en vue du recrutement rapide et ciblé de patients. Il veillera en outre à ce que les patients canadiens d'un bout à l'autre du pays soient dûment informés des essais cliniques prévus.
" Le partenariat entre le RCA et le CCRR est une formule gagnante ",
a dit Linda Bennett, directrice exécutive du CCRR. " Il réunit
des spécialistes de la recherche fondamentale, des rhumatologues
des milieux universitaire, communautaire, des patients soignés contre
l'arthrite et des partenaires de l'industrie, bref tous les intervenants
ayant un intérêt et une expertise dans le domaine de la polyarthrite
rhumatoïde.
Non seulement le CCRR améliorera l'efficacité de la recherche en rhumatologie au Canada, mais il en améliorera la qualité grâce à un programme d'assurance de la qualité et à un système d'agrément pour tous ses chercheurs et coordonnateurs locaux, une première pour tout consortium canadien. La qualité de l'expertise clinique au sein du CCRR aidera les spécialistes de la recherche fondamentale à mieux comprendre la maladie.
La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire douloureuse des articulations qui touche environ 300 000 Canadiens, dont les deux tiers sont des femmes. La moitié des personnes qui développent la maladie deviennent inaptes au travail dans les dix ans suivant l'apparition des premiers symptômes.
www.arthritisnetwork.ca

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