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Est-ce que les parents assurent la sécurité de leurs enfants lorsqu'ils les attachent en voiture? Pas suffisamment, selon les chercheurs à la tête du projet AUTO21, qui traite de la sécurité des enfants en voiture.
En tant qu'infirmière dans un service de soins intensifs, Anne Snowdon a vu un grand nombre d'enfants tués ou grièvement blessés dans des accidents d'automobile. Les collisions entre véhicules constituent la principale cause de décès chez les jeunes enfants au Canada et aux États-Unis. Mme Snowdon travaille à corriger cette situation tragique en enseignant aux parents et aux enfants le bon usage des sièges de sécurité.
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Des mannequins intelligents
La société Ford Motor Company finance actuellement
un projet d'AUTO21 consistant à utiliser des " mannequins "
informatiques pour mieux protéger les enfants en cas
de collision frontale.
Dans le cadre du projet, dirigé par le Dr Andrew
Howard, chirurgien orthopédiste pédiatre à l'Hospital
for Sick Children de Toronto, on a recours à des mannequins
d'enfants virtuels pour examiner comment les systèmes
de contention peuvent être améliorés afin de prévenir
les blessures fréquemment subies par les enfants lors
de collisions frontales.
On vise à mettre au point des simulations qui permettront de mettre à l'essai de façon rapide et peu coûteuse des prototypes.
On se fondera sur des études de cas réelles et des simulations numériques pour évaluer la précision du programme informatique. Les chercheurs prévoient que le modèle pourra ensuite être appliqué à d'autres types de collisions.
Ford est un acteur industriel important du projet,
contribuant plus de 50 000 $ annuellement
durant les trois années de celui-ci
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" Je me suis occupée de nombreux enfants impliqués dans des accidents
d'automobile qui n'ont pas survécu à leurs blessures ", affirme-t-elle.
" J'ai vu des familles et des parents s'effondrer à côté du lit
devant la mort ou les graves blessures d'un enfant ". Mme
Snowdon est professeure agrégée en sciences infirmières à l'Université
de Windsor. Elle dirige avec Janice Polgar, professeure agrégée
à l'école d'ergothérapie de l'Université Western Ontario, une recherche
de 1,7 million de dollars sur quatre ans financée par AUTO21
et DaimlerChrysler Canada. Cette recherche porte sur la façon dont
les parents utilisent les sièges de sécurité pour enfants.
Environ 80 p. 100 des sièges de sécurité pour enfants
sont mal installés, et cela peut avoir des conséquences désastreuses.
Parmi les blessures courantes, notons la projection violente vers
l'avant de la tête et des épaules de l'enfant. Un autre type de
blessure, appelée " syndrome de la ceinture de sécurité ",
se produit lorsque la ceinture abdominale se tend soudainement contre
la partie molle de l'abdomen de l'enfant, causant des lésions internes.
L'équipe de recherche a interrogé près de 20 000 parents de
la région Windsor-Essex sur leurs connaissances sur les sièges
de sécurité et leur utilisation de ceux-ci. On a été surpris
de constater que les enfants de 18 mois à 4 ans courent le plus
grand risque de blessure parce que leurs parents les font passer
prématurément d'un système de sécurité à un autre.
" Par exemple, les enfants de 3 et 4 ans sont attachés avec les ceintures
abdominales et diagonales conçues essentiellement pour des adultes ",
affirme Mme Snowdon. " Les parents croient que si
leur enfant pèse 40 livres, ça suffit ".
La prochaine étape du projet, un programme d'éducation destiné
aux parents et aux enfants, débutera à l'automne. Ce programme pilote
comprend une série d'outils d'apprentissage pour les enfants, notamment
un livre et une trousse d'" inspecteur de la sécurité ".
" Le principal problème est qu'au fil de la croissance et du développement
des enfants, de nouvelles stratégies de sécurité sont nécessaires,
ce qui fait que les parents ont besoin d'une éducation continue ",
précise Mme Snowdon. " Nous devons mettre en œuvre
un système qui appuiera les parents et les enfants de façon continue,
et c'est précisément l'objectif de cet essai pilote ".
Selon Mme Snowdon, l'un des principaux avantages d'AUTO21
et des Réseaux des centres d'excellence, est que le programme donne
aux chercheurs et aux étudiants la chance de travailler ensemble
pour résoudre des problèmes complexes. Le projet fait participer
des chirurgiens traumatologues, des infirmières, des kinésiologues,
des ergothérapeutes, des ingénieurs en mécanique et des étudiants
des cycles supérieurs de quatre universités.
" Sans les RCE, il aurait été très difficile de mettre au point
un programme d'intervention qui, espérons-le, aura un impact
durable sur la vie des enfants ", affirme Mme Snowdon.
" Les RCE aident également à former une nouvelle vague de chercheurs
qui acquièrent de l'expérience à l'université en travaillant avec
les étudiants d'autres disciplines. "
On s'attend à ce que les résultats du programme d'intervention
deviennent le fondement d'un programme qui sera appliqué dans toutes
les provinces du Canada. DaimlerChrysler Canada prévoit incorporer
les résultats à son programme de sécurité " Fit for a Kid ".
Pour Mme Snowdon, l'essentiel du projet n'est pas la recherche
ou le financement, mais bien la sensibilisation des familles, de
manière qu'elles utilisent un système de sécurité qui protège adéquatement
leurs enfants contre de graves blessures dans l'éventualité d'un
accident d'automobile.
www.auto21.ca

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