Réseaux de centres d'excellence/Canada
English Contactez-nous Aide Recherche Site du Canada
Rapport annuel 2002-2003 Rapport annuel 2002-2003 spacer image
Accueil
Message du président
Le programme des RCE
Aperçu de l'année
Retombées
Tableaux et illustrations
Les réseaux
Universités participantes
Recherche
Rechercher les chercheurs
Rechercher les partenaires
Site des RCE
Imprimer le rapport
spacer image
Retombées - Micronet - Dispositifs, circuits et systèmes microélectroniques

Utiliser le bouton précédent pour revenir à votre sélection initiale

ACCUEIL |  LES RÉSEAUX |  MICRONET



1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19
Précédent Suivant
 
Petits testeurs pour petites puces : DFT Microsystems attaque le marché avec vigueur, avec l'appui de Micronet
 

DFT Microsystems a démontré qu'il est possible de trouver du capital-risque lorsqu'on a une technique prête à être commercialisée. L'entreprise essaimée de l'Université McGill a obtenu 4,5 millions de dollars pour commercialiser un nouveau système de vérification des micropuces qui offre les mêmes avantages que les appareils encombrants coûtant des millions de dollars.

Toute recherche ne débouche pas sur un produit commercial, mais il arrive qu'on trouve un filon. Au cours de la dernière année, DFT Microsystems a attiré l'attention de la communauté des investisseurs avec une technique dont la mise au point, avec l'appui financier de Micronet et du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), a demandé plus d'une décennie.

Gordon Roberts, professeur titulaire d'une chaire James McGill de génie électrique et informatique à l'Université McGill, et ses étudiants diplômés ont trouvé une solution efficace et économique pour remplacer les appareils hautement perfectionnés que l'industrie des semiconducteurs utilise actuellement pour tester les micropuces à signaux analogiques/mixtes.

Dans les tests électroniques traditionnels, on fait passer le signal du circuit intégré au testeur après les avoir reliés à l'aide de fils. L'équipe du professeur Roberts a conçu une approche différente consistant à intégrer le testeur à la puce. Aucune entreprise, à son avis, ne procède ainsi pour la mesure de signaux analogiques.

Conséquence : on peut remplacer ces gros testeurs, coûtant des millions de dollars, par un dispositif mesurant à peine quelques millimètres et fonctionnant à la même vitesse que le signal de la puce. De plus, il est possible d'espérer une réduction du prix des produits de consommation à puces, étant donné que le testage représente jusqu'à 50 % du coût de production des puces.

Plusieurs années de R-D peuvent être nécessaires avant que la technologie ne fasse son entrée sur le marché. L'an dernier, Gordon Roberts a saisi la possibilité de passer du laboratoire au marché en lançant deux nouvelles entreprises : DFT MicroSystems Canada (DFT Canada), dont il est président et directeur général, qui a son siège à Montréal et qui emploie plusieurs ingénieurs diplômés de McGill (dont un bon nombre ont travaillé sur des recherches parrainées par Micronet), et DFT MicroSystems, société du Delaware basée à Philadelphie.

La combinaison technologie éprouvée et ingénieurs de grand talent a aidé à convaincre un important investisseur en capital de risque que l'entreprise constituait un risque intéressant. En octobre 2002, MSBI Capital de Montréal a investi 420 000 $ en capital d'amorçage dans DFT, puis 4 millions supplémentaires en juillet 2003.

Selon Chris Arsenault, un associé de MSBi Capital, " DFT possède une solide base de propriété intellectuelle et est en train d'acquérir une position enviable sur le marché pour une compagnie aussi jeune. En plus de collaborer de près avec les fondateurs à l'implantation des entreprises, au recrutement d'experts qualifiés et de partenaires stratégiques, MSBI est heureuse d'avoir pu apporter son aide financière au-delà des fonds de lancement ".

M. Roberts reconnaît que Micronet, le CRSNG et des organisations comme la Société canadienne de micro-électronique lui ont permis de perfectionner la technologie jusqu'au stade où elle pouvait susciter l'intérêt des investisseurs.

Un commentaire des investisseurs potentiels contactés était que l'entreprise n'était pas vraiment une jeune entreprise, raconte M. Roberts qui dirige une équipe de recherche parrainée par Micronet à l'Université McGill. En effet, elle avait déjà mis au point un prototype pour faire la démonstration de ses revendications. Elle n'est pas allée voir les investisseurs pour leur parler de ce qu'elle voulait réaliser parce que le travail était déjà fait. Son objectif est maintenant de vendre la technologie.

DFT devrait commencer à vendre d'ici la fin de 2003. Elle s'attend à ce que ses revenus atteignent 2,5 millions en 2004 et grimpent à près de 8 millions en 2005.

" C'est grâce à des groupes comme Micronet que le Canada jouit d'une avance technologique énorme. Cela ne fait aucun doute du point de vue commercial, indique M. Roberts. "

www.micronetrd.ca

Revenir au début

 
spacer image foot image image de bas de page