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Le Fonds des nouvelles initiatives (FNI) donne la chance à de jeunes chercheurs universitaires d'explorer de nouvelles idées et permet à des étudiants des deuxième et troisième cycles d'acquérir une expérience pratique en laboratoire. De plus, il fournit aux futures étoiles de la recherche une raison supplémentaire de poursuivre leur carrière au Canada.
Mme Inna Sharf (Ph. D.) ne pourra aménager dans son nouveau laboratoire
de robotique spatiale, à l'Université McGill, qu'au printemps 2004,
mais elle attire déjà l'attention de l'Agence spatiale canadienne
et de celle d'un poids lourd de l'industrie, MD Robotics, l'entreprise
qui a créé le Bras canadien. Elle compte parmi les 31 chercheurs universitaires
qui bénéficient cette année du Fonds des nouvelles initiatives (FNI).
Ce nouveau programme de 900 000 $ aide les meilleurs chercheurs
universitaires qui sont en début de carrière à explorer de nouvelles
avenues. Il est administré par l'Institut de robotique et d'intelligence
des systèmes (IRIS), un Réseau de centres d'excellence que gère Precarn
Incorporated.
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Lancement de projets de recherche au Canada
Plus de 900 000 $ ont été distribués dans
le cadre des deux premières rondes du Fonds des nouvelles
initiatives (FNI), en 2003. Des chercheurs ont reçu
jusqu'à 35 000 $ pour une année, afin de réaliser
des projets qui mettent en oeuvre des systèmes robotiques
et intelligents (technologies qui perçoivent, raisonnent
et, à toutes fins utiles, agissent comme des humains)
et qui pourraient un jour conduire à des découvertes
majeures à l'échelle internationale.
" Nos titulaires de doctorat et de maîtrise s'expatrient
aux États-Unis, déplore Mme Sharf (Ph. D.), chercheuse
à l'Université McGill. Des programmes comme le Fonds
des nouvelles initiatives, qui augmentent le financement
de la recherche, nous aideront à freiner cet exode.
Leur objectif consiste en grande partie à explorer les
avenues de la recherche. Les fonds nous permettent de
construire nos laboratoires et de mettre sur pied nos
programmes de recherche. "
M. Hui Jiang (Ph. D.), chercheur en informatique à
l'Université York, trouve dans le FNI l'aide dont il
a besoin pour construire un système qui permettra aux
humains d'entretenir un dialogue vocal avec des robots.
" Cette subvention m'aide à établir mon programme
de recherche à l'Université York alors que je suis au
début de ma carrière. Elle me permet d'embaucher un
boursier post-doctoral. Je l'apprécie grandement. "
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" Il est plus difficile d'obtenir des fonds de recherche quand on
est en début de carrière ", explique Mme Sharf, qui monte actuellement
un nouveau laboratoire au département de génie mécanique de l'Université
McGill afin de recréer un état d'apesanteur. " Les enseignants
dont la réputation est bien établie, poursuit-elle, ont généralement
plus de facilité à obtenir de l'argent. Le programme de l'IRIS aide
les jeunes chercheurs à s'établir et à se faire un nom. "
Grâce à l'aide financière qu'elle a reçue du FNI, en avril, cette professeure agrégée a pu embaucher un étudiant inscrit à un programme de maîtrise en génie pour travailler à temps plein à la construction du nouveau laboratoire. Un bras robotique utilisera des systèmes intelligents pour saisir et manipuler un ballon gonflé à l'hélium-air, simulant des manœuvres robotiques sur un objet flottant librement dans l'espace. Les recherches effectuées dans ce laboratoire pourraient un jour faciliter la récupération de débris dans l'espace et la réparation de satellites en orbite. Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et l'Agence spatiale canadienne y ont déjà contribué financièrement, et voilà maintenant que MD Robotics se montre intéressée à participer.
Entre-temps, un autre chercheur assemble, avec l'aide financière du FNI, un système robotique qui pourra jouer une partie de billard avec un adversaire humain.
" Nous aspirons à devenir le Deep Blue du billard robotique, nous
confie M. Michael Greenspan (Ph. D.), faisant allusion au superordinateur
qui compétitionne avec les plus grands maîtres mondiaux des échecs.
Nous aimerions parvenir à battre les meilleurs joueurs de billard
de la planète à l'aide de notre système robotique. Nous pensons
pouvoir y arriver dans les cinq à dix prochaines années. "
Un ensemble de caméras placées au-dessus de la table seront en interaction avec la queue de billard robotisée pour localiser les boules avec une exactitude millimétrique. Outre sa valeur de divertissement, cette merveille technologique contribuera à améliorer les capacités de perception, de planification et d'action des systèmes intelligents, et incitera les chercheurs à trouver des solutions robotiques plus efficaces.
" Les fonds du programme de l'IRIS servent presque exclusivement
à payer les salaires des étudiants qui travaillent actuellement
à la composante vision, le cœur du système, selon moi ", ajoute-t-il.
M. Greenspan, qui a déjà fait de la recherche à l'Institut de technologie
de l'information du Conseil national de recherches du Canada, s'est
joint, il y a deux ans, au département de génie informatique et
électrique et au School of Computing de l'Université Queen's, à
titre de professeur agrégé. À son avis, l'argent qu'il a reçu en
avril du FNI " comble un créneau très utile dans le financement
de la recherche. Cette aide financière permet aux chercheurs d'explorer
des domaines qui leur seraient inaccessibles autrement. "
www.precarn.ca

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