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Le centre IC-IMPACTS apporte de l’eau propre aux communautés des Premières Nations

Équipe de recherche de l’University of British Columbia

Équipe de recherche de l’University of British Columbia

Plus de cinq millions de Canadiens n’ont pas accès à une source fiable d’eau potable sûre, et un grand nombre d’entre eux vivent dans des collectivités rurales ou autochtones. Une enquête publiée par la SRC en octobre 2015 révélait que les deux tiers des communautés des Premières Nations du Canada avaient eu au moins un problème d’eau entre 2004 et 2014.

Des chercheurs financés par l’India‑Canada Centre for Innovative Multidisciplinary Partnerships to Accelerate Community Transformation and Sustainability (IC‑IMPACTS) établissent un partenariat avec certaines de ces communautés pour régler les problèmes liés à la qualité de l’eau. Ils les aident ainsi à avoir accès à de l’eau plus sûre et plus propre. Actuellement, le centre finance 14 projets qui portent sur différents aspects de l’assainissement de l’eau dans les communautés en difficulté.

L’un de ces projets est dirigé par Madjid Mohseni et Pierre Berube de la University of British Columbia. M. Mohseni (qui est aussi le directeur scientifique du RES’EAU‑WaterNET financé par le CRSNG) et M. Berube travaillent à la création de technologies de traitement de l’eau novatrices et solides qui peuvent être utilisées dans toutes les collectivités du Canada. Ils refont deux technologies que l’on trouve couramment dans les systèmes complexes de traitement de l’eau pour qu’elles soient plus conviviales et rentables à une plus petite échelle. M. Berube se concentre sur la technologie de la membrane et M. Mohseni, sur la technologie de l’ultraviolet du vide pour réaliser simultanément la désinfection et l’élimination des contaminants organiques.

Après la consultation de huit différentes communautés des Premières Nations et l’évaluation de leurs besoins en eau, il était évident qu’une nouvelle solution était requise pour traiter l’eau.

Avec l’aide de BI Pure Water, de GE Water, d’Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC) et de huit étudiants chercheurs, MM. Mohseni et Berube ont créé une installation mobile de traitement de l’eau qui peut être apportée dans diverses collectivités. Les technologies de traitement de l’eau avancées créées par le groupe sont transportées dans un système monté sur remorque.

À l’automne de 2014, le système mobile a été installé dans l’une des réserves de la Première Nation de Lytton, où il a été fixé au système d’alimentation en eau, permettant l’évaluation de diverses solutions de remplacement pour le traitement de l’eau. Cette stratégie a non seulement donné à l’équipe l’occasion de déterminer la meilleure méthode de traitement pour le système en place, mais a aussi aidé les exploitants de ce système à se familiariser avec les solutions proposées et à formuler des commentaires pour optimiser le procédé.

Le succès de cette démonstration pilote a mené à l’installation permanente des technologies dans la communauté grâce à un financement d’immobilisations fourni par AANC. Les avis saisonniers d’ébullition de l’eau que la communauté recevait depuis plusieurs années ont ainsi été éliminés.

MM. Mohseni et Berube travaillent maintenant activement avec deux autres communautés de la Colombie‑Britannique : la Nation Tl’azt’en et la communauté non autochtone de l’île Texada. « Le problème n’est pas le manque d’investissement, explique M. Berube. C’est l’absence d’une consultation adéquate des Premières Nations et des autres membres de la communauté au sujet d’une solution durable. »

En travaillant directement avec les communautés, les chercheurs en sont venus à conclure que le problème ne se limite pas à la technologie – le caractère abordable, l’utilité et la sensibilisation sont aussi des facteurs essentiels de l’élaboration d’une solution durable. Ils ont veillé à ce que la participation et l’éducation des membres de la communauté fassent partie intégrante de leur projet. « Les membres de la communauté doivent participer à la recherche pour assurer la réussite du projet, conclut M. Mohseni. Leurs nombreuses connaissances autochtones peuvent être très utiles. »