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Exporter l’expertise canadienne en océanographie

D’abord, le Canada a construit les observatoires sous-marins câblés les plus avancés du monde, ce qui a permis d’obtenir un flux sans précédent de données et d’images en temps réel provenant du plancher océanique. Puis, d’autres pays côtiers nous ont demandé comment nous y étions parvenus. L’Ocean Networks Canada Innovation Centre (ONCIC) non seulement répond à ces demandes, mais il réunit aussi des consortiums d’entreprises canadiennes qui possèdent l’expertise et l’expérience nécessaires pour construire des systèmes similaires; cela représente un marché mondial de trois milliards de dollars qui devrait doubler en quelques années seulement.

En construisant les observatoires VENUS et NEPTUNE exploités par Ocean Networks Canada (ONC), un consortium d’universités et de partenaires dirigé par la University of Victoria, les entreprises canadiennes ont montré d’emblée leur expertise dans ce domaine. Quant à l’ONCIC, un centre d’excellence en commercialisation et en recherche des RCE qui a reçu à la fin de 2013 une prolongation de financement de 4,4 millions de dollars sur cinq ans, il s’est donné pour mission de transformer ces installations nationales en occasions d’affaires mondiales pour le Canada.

L’un des principaux fournisseurs d’équipement d’ONC compte parmi les entreprises qui sont disposées à prendre part à une série de contrats internationaux en cours de négociation par l’ONCIC.

« L’ONCIC aide notre entreprise et d’autres entreprises canadiennes à obtenir des contrats au Canada et ailleurs dans le monde. Il repère des clients éventuels en travaillant avec les groupes en vue de connaître leurs échéances, leurs restrictions budgétaires et leurs exigences techniques », dit Derek White, directeur général d’OceanWorks International, qui emploie environ 75 personnes à Burnaby, en Colombie-Britannique.

Par exemple, au Canada, l’ONCIC a élaboré des plans d’affaires, a présenté un atelier pour mobiliser l’industrie et a contribué à une proposition qui s’est traduite par un financement de 10 millions de dollars par les secteurs public et privé pour le Fundy Ocean Research Centre for Energy (FORCE), un organisme sans but lucratif de la Nouvelle-Écosse qui étudie le potentiel des turbines marémotrices dans la baie de Fundy et ailleurs dans le monde. De plus, l’ONCIC a aidé FORCE à mettre au point un banc d’essai pour une plateforme de capteur pour la baie de Fundy en partenariat avec des entreprises canadiennes.


Établir des liens entre la recherche et les entreprises

Selon un rapport récent du Conseil des académies canadiennes, le secteur canadien des technologies océaniques est bien placé pour élaborer des outils et des technologies afin de faire progresser les sciences océaniques à l’échelle mondiale. Selon le rapport : « Un défi primordial dans ce domaine est de parvenir à mieux aligner le développement technologique motivé par la recherche dans le secteur scientifique sur les possibilités qui s’offrent pour mettre au point des technologies commerciales, et améliorer l’accès des instruments scientifiques aux marchés internationaux ».

C’est exactement ce que fait l’ONCIC, selon Scott McLean, directeur du centre. Le centre travaille avec une trentaine d’entreprises canadiennes afin de constituer un portefeuille de capteurs, d’infrastructures et d’analyses, appelé Smart Ocean Systemsmd, qui permet la détection en temps réel de divers dangers comme les séismes, les tsunamis, les ondes de tempête, les vagues ou les courants. Cette approche, de type « guichet unique », réduit les coûts et le temps requis pour construire de nouveaux systèmes de surveillance des océans.

« Notre vaste expérience avec les observatoires établis nous permet d’offrir immédiatement une valeur pour des projets similaires à l’étranger, allant des études initiales de faisabilité jusqu’à la conception, l’installation et l’exploitation continue. Nous permettons aux entreprises canadiennes de travailler en consortium afin de participer à des projets qu’elles ne pourraient probablement pas entreprendre seules », indique M. McLean.

Les nouveaux contrats sur le point d’être finalisés ne sont qu’un début. L’ONCIC s’intéresse à plus de 33 projets internationaux, d’une valeur de plus de trois milliards de dollars, y compris des systèmes pour la recherche, le transport maritime et l’exploration pétrolière et gazière. Son objectif au cours des sept prochaines années est de s’assurer qu’au moins 270 millions de ce marché potentiel profitent à des entreprises canadiennes.

« Les missions commerciales que l’ONCIC a organisées récemment au Brésil, en Chine, en Europe et en Angleterre nous ont donné l’occasion de rencontrer une foule de clients éventuels. Nous ne pourrions jamais faire nous-mêmes cette recherche de clients et ce marketing à grande échelle », souligne M. White.

La visite en Chine en 2013 a abouti à la conclusion d’une entente de recherche collaborative entre l’ONC et deux organismes chinois, soit le centre national des océans et de la technologie et l’administration océanique d’État. Un atelier technologique et scientifique conjoint présenté au Brésil en 2012 a été suivi d’un événement de réseautage en juin 2013 à Victoria en vue d’établir une feuille de route pour de futurs travaux conjoints de R et D et le partage de technologies et d’expertise. L’ONCIC travaille avec plusieurs groupes au Brésil en vue d’élaborer des programmes de recherche et d’application industrielle utilisant les technologies Smart Ocean Systemsmd.

« Il ne s’agit pas seulement de missions ponctuelles. Nous procédons à un suivi par d’autres visites, nous évaluons les contrats possibles, nous établissons des projets de collaboration et nous créons des relations à long terme. Le client obtient une technologie et une expertise avancées de notre part, la technologie offerte par nos partenaires industriels, le tout aboutissant à des projets permettant à leur pays d’économiser des millions de dollars. C’est une solution à faible risque pour eux », explique M. McLean.