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Des collectivités plus saines grâce au centre de recherche Canada Inde

Les collectivités du Canada et de l’Inde seront les premières à essayer de nouvelles technologies liées à la qualité de l’eau, à l’infrastructure et à la santé publique grâce au nouveau India‑Canada Centre for Innovative Multidisciplinary Partnerships to Accelerate Community Transformation and Sustainability (IC‑IMPACTS). Choisi à l’issue du concours visant à établir un centre d’excellence en recherche Canada‑Inde (CERCI), ce centre a été annoncé en novembre. Il s’agit d’une initiative des Réseaux de centres d’excellence (RCE) qui avait été annoncée dans le budget fédéral de 2011.

« Le Canada a besoin d’avoir accès au bassin mondial en matière d’idées, de recherche, de talent et de technologies pour prospérer sur la scène internationale de plus en plus concurrentielle, a déclaré le premier ministre Stephen Harper lorsqu’il a annoncé les résultats du concours. Ce nouveau centre d’excellence en recherche Canada-Inde contribuera à renforcer les liens bilatéraux en recherche et à créer des occasions d’apprentissage précieuses, tout en procurant des avantages économiques et sociaux aux deux pays. »

De grandes universités canadiennes et indiennes et divers partenaires du secteur privé et du secteur public du Canada et de l’Inde réuniront leur expertise dans le cadre du centre IC‑IMPACTS, afin d’élaborer et de mettre en œuvre de meilleurs moyens d’assurer la salubrité de l’eau potable, de mettre en place des infrastructures durables et abordables, ainsi que de prévenir et de traiter les maladies dans les deux pays. Les solutions proposées seront mises à l’essai et peaufinées dans les conditions réelles de diverses collectivités partenaires, et les plus efficaces seront communiquées à d’autres collectivités.

Dr. Nemy Banthia

Nemy Banthia
Directeur scientifique du centre
IC-IMPACTS

L’établissement de liens étroits avec certaines collectivités est un élément essentiel du plan qu’a élaboré le centre IC‑IMPACTS pour atteindre ses trois objectifs interreliés. « Nous avons essayé d’établir un lien entre les besoins et nos capacités, explique Nemy Banthia, directeur scientifique du centre IC‑IMPACTS. Afin de combiner tous ces efforts et d’avoir des retombées concrètes, nous devions travailler dans un contexte communautaire. Nous devions nous regrouper par l’entremise de différents projets qui contribuent à l’atteinte d’un objectif plus vaste. Nous estimions que nous devions étudier des collectivités de différentes tailles. »

Les chercheurs du centre pourront mettre les technologies à l’essai à diverses échelles dans trois collectivités partenaires indiennes, dont la taille varie de 20 000 à 5 millions d’habitants. La collaboration avec un groupe de collectivités éloignées et nordiques du Canada ajoutera des défis : climats plus froids, logistique du transport et coûts de l’énergie.

La création d’un comité consultatif sur les retombées communautaires aidera le centre IC‑IMPACTS à évaluer la pertinence de projets de recherche particuliers et à faire en sorte qu’ils répondent aux besoins des collectivités partenaires.

Comme le centre vient d’être créé, il accordera d’abord la priorité à des tâches telles que l’élaboration du programme de recherche en collaboration avec les partenaires indiens et la recherche de financement pour la partie des travaux de recherche et développement qui seront réalisés en Inde (les projets réalisés au Canada seront financés par la subvention des RCE prévue pour le centre IC‑IMPACTS). « En Inde, le secteur privé finance les projets, et nous avons également réussi à obtenir des fonds auprès du gouvernement », poursuit M. Banthia.

En février, un groupe de Canadiens se rendra en Inde pour observer des projets de démonstration qui illustrent les défis que veut résoudre le centre IC‑IMPACTS. Certains de ces projets témoignent de la collaboration en cours entre l’Inde et trois grandes universités canadiennes qui participent au centre : la University of British Columbia, la University of Alberta et la University of Toronto.

Voici des partenaires importants des projets réalisés en Inde : de grands établissements universitaires tels que les Indian Institutes of Technology et l’Indian Institute of Science; un groupe d’organismes sans but lucratif, d’organisations communautaires et de fondations, notamment la Public Health Foundation of India, la Butibori Manufacturers’ Association, le Guru Nanak Mission Medical and Educational Trust et le Rotary Club; ainsi que des entreprises du secteur privé telles que Reliance Industries Limited et Tata Consultancy Services.

M. Banthia s’attend à ce que, pendant le mandat de cinq ans du centre, des changements concrets se produisent dans les collectivités partenaires en ce qui a trait à l’amélioration des réseaux d’alimentation en eau, à la durabilité de l’infrastructure et à la prévention des maladies. En outre, la mise en œuvre de technologies efficaces créera des possibilités de commercialisation et d’affaires dans les deux pays.

Le centre IC‑IMPACTS aura un autre effet important : l’ajout de quelque 300 personnes hautement qualifiées au bassin d’experts qui poursuivront les travaux d’amélioration de la salubrité des collectivités. « J’espère qu’un grand nombre de ces personnes deviendront des entrepreneurs qui lanceront des entreprises canado‑indiennes ou qui travailleront avec des entreprises canadiennes ou indiennes, conclut M. Banthia. Cela encouragera non seulement le transfert de la technologie, mais aussi le commerce et la collaboration en vue d’améliorer la qualité de vie. »

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