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Conversation avec André Isabelle, nouveau vice-président associé des RCE

André Isabelle

À l’issue d’un rigoureux processus de sélection d’envergure nationale, André Isabelle a été nommé vice-président associé des RCE, poste qu’il occupe depuis le 2 janvier 2013. Pendant plus de 25 ans, ce titulaire d’un diplôme en biologie de l’Université d’Ottawa a occupé différents postes au sein du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG). Avant sa nomination, il était directeur de la Division de l’énergie, de l’environnement et des ressources au sein de la Direction des programmes de partenariats de recherche. M. Isabelle a acquis une vaste expérience des partenariats public-privé, notamment en qualité de directeur chargé du Programme des RCE à la fin des années 1990 et de responsable de plusieurs initiatives de collaboration entre organismes et entre ministères.

« J’ai adoré travailler avec le milieu, indique M. Isabelle à propos des différents rôles qu’il a joués au sein du CRSNG. Cela ne changera pas dans mes nouvelles fonctions, mais la portée de la recherche et l’éventail des groupes partenaires s’élargiront de manière fascinante. » Lorsque M. Isabelle est entré au CRSNG, les programmes de partenariats en étaient à leurs premiers balbutiements. Nous lui avons demandé de nous livrer ses réflexions sur son nouveau rôle et l’évolution de la recherche conjointe.

Q : L’approche adoptée à l’égard des partenariats a-t-elle changé depuis que vous travaillez dans le domaine?

Je dirais que la vision et le modèle demeurent très solides. Il suffit que le milieu universitaire et les jeunes que nous formons soient très talentueux et compétents. Nous avons accès à de l’équipement et à des installations formidables. Comment pouvons-nous en tirer parti au profit de l’économie et de la société canadiennes pour répondre à leurs besoins en matière d’innovation?

Toutefois, les mécanismes eux-mêmes ont certes évolué. Que l’on offre des subventions pour un projet modeste ou un réseau de grande envergure ou encore pour des stages en milieu industriel, il est important de pouvoir miser sur toute une gamme de mécanismes. Nos programmes et notre capacité à répondre à des exigences et à des besoins particuliers sont pas mal plus complexes et variés. Nous avons un bon éventail de programmes qui reposent sur une approche descendante, où le gouvernement définit les thèmes prioritaires, et ascendante, où les chercheurs et leurs partenaires font connaître leurs idées et leurs besoins.

Q : Les RCE ont-ils évolué depuis que vous en avez été directeur?

L’organisme est quatre fois plus complexe si l’on prend en compte le nombre de programmes offerts.

Je pense que les RCE doivent adopter une approche assez ouverte et souple afin de rapidement s’adapter aux divers besoins des différents secteurs de l’économie et facettes de la société. C’est un défi sur le plan administratif mais, en revanche, la souplesse permet bien davantage de faire des expériences et d’essayer différentes choses dans différents contextes. Par exemple, une pratique qui fonctionne dans le secteur pétrolier et gazier pourrait bien être inefficace dans le domaine des technologies biomédicales du fait que les délais concernant la réalisation de la recherche et le transfert des résultats au secteur privé ne sont pas les mêmes.

Q : Quelle valeur la nature interdisciplinaire des programmes des RCE ajoute-t-elle?

On parle là d’une caractéristique sensationnelle du programme. Les trois organismes subventionnaires de même qu’Industrie Canada et Santé Canada peuvent contribuer à quelque chose qu’aucun d’eux ne peut accomplir seul. Les RCE sont pratiquement les seuls à offrir cette possibilité d’enrichissement mutuel de différents segments. Je vois rarement des enjeux de recherche qui ne donnent pas lieu à toutes sortes de questions et de choix sociaux ou d’enjeux économiques ou commerciaux. La combinaison de ces défis avec les défis scientifiques et technologiques crée un terrain vraiment fertile en offrant aux réseaux et aux centres des possibilités de se former et d’avancer vraiment à grands pas. C’est une approche beaucoup plus durable qui fait appel à une participation plus large pour relever des défis commerciaux et sociaux de taille.

Q : Quels sont les éléments nécessaires pour assurer le succès d’un réseau ou d’un centre?

Avoir l’idée et une vision, ce n’est que le point de départ. Il est plus difficile d’élaborer le plan d’action et de mettre sur pied l’équipe qui pourra concrétiser la vision avec cohésion. Le succès repose aussi sur un leadership solide et une bonne gouvernance. Et un engagement ferme des partenaires utilisateurs, du début à la fin, est essentiel.

Q : À votre avis, comment les programmes des RCE évolueront-ils à l’avenir?

À l’heure actuelle, j’absorbe l’information comme une éponge et je noue de nouveaux contacts. C’est bien de réfléchir sur les expériences au fur et à mesure et de déterminer, en observant l’évolution des choses, si des ajustements s’imposent.

Au cours de l’assemblée annuelle, nous tournerons notre regard davantage vers l’intérieur. Au lieu de montrer les RCE vus de l’extérieur, nous mettrons l’accent sur les réseaux et les centres. Comment renforcent-ils leur capacité à tenir leurs promesses? Comment nous assurons-nous d’accélérer l’apprentissage des nouveaux réseaux grâce à l’expérience de ceux qui sont déjà en place? Comment favorisons-nous une collaboration entre les différentes disciplines au sein d’un réseau pour obtenir plus rapidement de meilleurs résultats de recherche? Comment nous assurons-nous que les partenaires sont prêts et mobilisés dès le début pour concevoir les réseaux, concevoir les questions de recherche auxquelles ils se heurtent dans les secteurs privé et public? Comment pouvons-nous enrichir davantage l’expérience des étudiants au fil du temps et leur permettre d’avoir une longueur d’avance lorsqu’ils entreront sur le marché du travail?

Tous ces éléments résident dans un processus continu d’examen, d’apprentissage et d’amélioration.

Pour que les RCE demeurent solides et dynamiques, nous devons faire en sorte que toutes les parties éprouvent un sentiment d’appartenance. L’évaluation par les pairs déterminera à terme quels sont les meilleurs investissements dans le cadre des différents concours. Mais jusqu’au moment de choisir les projets à retenir, il faut tout mettre en œuvre afin que l’ensemble des parties participant aux programmes des RCE bénéficient d’un accès libre et ouvert et puissent remettre le programme en question en exprimant leurs idées et en proposant des solutions pour relever les défis dans le domaine des affaires et de la politique publique.

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