Rseaux de centres d'excellence
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Mettre les connaissances à l'oeuvre pour prévenir l'intimidation

Lorsqu’on parle de prévention de l’intimidation, la connaissance, c’est pouvoir. Grâce aux efforts coordonnés et ciblés du réseau pour la promotion des relations et l'élimination de la violence (PREVNet), davantage de ces précieuses connaissances sont disponibles là où elles peuvent être le plus utile : entre les mains des personnes qui travaillent avec les enfants et les jeunes.

Le réseau PREVNet, qui est financé par l'initiative de Mobilisation des connaissances des Réseaux de centres d'excellence, a été lancé en 2005. Depuis, les codirectrices scientifiques du réseau, Debra Pepler et Wendy Craig, ont constaté une plus grande sensibilisation à l'importance du problème et au fait qu'il s'agit d'une question de santé publique. « Lorsque nous avons entrepris ce travail, déclare Mme Craig, les gens pensaient qu'il s'agissait simplement d'un problème dont les enfants finissaient par se sortir. Mais ils reconnaissent maintenant qu'il a des conséquences à long terme sur la santé mentale et physique. »

Non seulement a‑t‑on reconnu que l'intimidation est un problème de santé publique, mais aussi que la recherche permanente représente le meilleur moyen de l'affronter. Grâce à des données solides sur les différents types d'intimidation, la répartition selon le sexe et les circonstances, les politiques et les stratégies d'intervention sont maintenant basées sur des preuves scientifiques. Les gouvernements, les écoles et les organisations communautaires se sont ralliés. Ainsi, de nombreuses provinces ont mis en place une politique sur la prévention de l'intimidation.

« La valeur ajoutée du réseau PREVNet est d'avoir fait adopter une approche cohérente et coordonnée dans les milieux de l’éducation, de la sensibilisation, de la prévention, de l’intervention et de l'élaboration de politiques, poursuit Mme Pepler. Auparavant, il y avait partout au pays beaucoup de bonne volonté et beaucoup d'intérêt pour régler le problème, mais chaque système – santé mentale, éducation, santé publique – était cloisonné. Le réseau PREVNet a permis de transmettre la même information à tous les organismes et gouvernements pour qu'ils s'attaquent au problème de façon systématique. »

La stratégie de PREVNet est simple : collecter des données et réaliser des études pour mieux comprendre le problème, élaborer des solutions efficaces basées sur ces données et transmettre les connaissances aux professionnels qui travaillent avec les enfants et les jeunes. « Si nous pouvons leur donner les outils, les ressources, les connaissances et la sensibilisation dont ils ont besoin pour s'attaquer au problème de l'intimidation, ils pourront changer les choses », explique Mme Craig.

Un grand nombre de ces ressources sont présentées sur le site Web du réseau. Elles sont destinées à une gamme de groupes d'âge et traitent de divers sujets, p. ex. reconnaître l'intimidation, la formation, l'évaluation et les stratégies de prévention.

Donc, qu'est‑ce qui a changé? L'enquête sur les comportements de santé des jeunes d'âge préscolaire, qui est réalisée aux quatre ans dans plus de 40 pays, indique que les taux globaux d'intimidation n'ont connu qu'une légère baisse au cours de la dernière décennie. L'intimidation physique a diminué, mais l'intimidation verbale et l’intimidation sociale ont augmenté, tandis que l’indimidation électronique est demeurée stable. La répartition selon les sexes a également changé, les filles adoptant davantage de comportements d'intimidation physique et les garçons, moins.

Selon Mme Craig, les résultats de l'enquête pourraient de fait signifier que les efforts pour promouvoir de saines relations portent fruit, puisqu'en théorie, l’intimidation électronique aurait dû amener une augmentation globale. Elle pense que des changements plus importants devraient se produire au cours des cinq prochaines années et que les données de la prochaine enquête qui sera réalisée en 2015 en témoigneront.

« Il faut du temps, de l'argent et des ressources, conclut Mme Craig. Nous travaillons à ce problème depuis de nombreuses années. Le défi consiste toujours à combler le fossé entre la recherche, la théorie et la pratique. Nous avons réussi à intégrer les données à l’éducation et aux outils didactiques, et nous travaillons à les intégrer aux politiques et aux outils pour améliorer la pratique. Nous devons maintenant faire en sorte que les nouvelles pratiques soient mises en œuvre sur le terrain. C'est cela qui amènera un changement social et culturel axé sur la prévention de la violence en vue de promouvoir des relations saines chez les enfants et les jeunes. »

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