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Ça commence par en haut : un solide leadership améliore les résultats

Le conseil d’administration d’un réseau de centres d’excellence (RCE) ou d’un centre d’excellence en commercialisation et en recherche (CECR) s’apparente souvent à un groupe de personnalités d’un secteur particulier, mettant en vedette les grands experts et les figures de proue de l’industrie et du milieu universitaire. Réunir ces nombreux chefs de file est une composante importante des stratégies novatrices de gouvernance et des pratiques exemplaires adoptées par les organisations financées par les RCE pour atteindre leurs objectifs.

Prenons par exemple le GreenCentre Canada et le Centre pour la commercialisation de la médecine régénératrice (CCMR). Ces deux CECR sont axés sur de nouveaux domaines passionnants qui comportent un grand potentiel économique : la chimie verte et la médecine régénératrice. Mais la commercialisation des percées et des technologies prometteuses ne se fait pas toute seule : les deux centres comptent sur les membres de leur conseil d’administration respectif pour que la gestion des innovations soit ciblée et dirigée par des experts.

Composé de membres dévoués, engagés, influents et expérimentés qui adhèrent au mandat du centre, les conseils d’administration du GreenCentre et du CCMR offrent une expertise en marketing, des liens avec le milieu des affaires et une capacité instinctive de choisir la meilleure stratégie pour élaborer des produits et des procédés qui pourraient devenir « la prochaine tendance à la mode ».

Cette relation synergique commence par le recrutement des bonnes personnes. Pour les CECR, cela signifie qu’il faut trouver des personnes qui non seulement ont de solides liens avec l’industrie, mais qui connaissent aussi le secteur public. Les mesures de surveillance des conseils d’administration, qui assurent l’impartialité du processus décisionnel, comprennent une politique sur les conflits d’intérêts.

le directeur du CCMR, Michael May

« Lorsque nous avons commencé à planifier le centre, nous nous sommes vite aperçus que la confirmation, l’aide et la participation de l’industrie étaient essentielles, déclare le directeur du CCMR, Michael May. Il fallait donc trouver des cadres supérieurs qui avaient une expérience des affaires et de l’industrie et qui, en plus, se sentaient à l’aise dans le milieu universitaire. Nous avons vraiment besoin de ces personnalités hybrides », précise-t-il. Heureusement pour le CCMR, de nombreux liens nécessaires avaient déjà été établis avec l’industrie grâce aux travaux réalisés par le Réseau de cellules souches, qui a été créé en 2001, une décennie avant le CCMR.

M. May ajoute que pendant la phase de planification du CCMR, il s’est aperçu que le conseil d’administration avait besoin d’une autre expertise stratégique cruciale : des capitaux d’investissement. « Si nous n’avions pas réussi à obtenir du capital‑risque au cours des cinq à sept premières années d’existence du centre, tout le travail que nous avions fait pour faire progresser la technologie n’aurait abouti à rien, et nous aurions perdu ces technologies. » C’est pourquoi un investisseur en capital‑risque bien connu, Greg Bonfiglio, est maintenant le président du conseil d’administration du CCMR.

Il est à noter qu’aucun directeur éventuel du CCMR n’a refusé l’invitation de faire partie du conseil d’administration.

le directeur du GreenCentre, Rui Resendes

Selon le directeur du GreenCentre, Rui Resendes, le processus de recrutement s’est déroulé logiquement après que le centre ait défini son modèle d’affaires. « Nous avons établi des liens avec des organisations qui estiment que le centre fait quelque chose d’important, explique M. Resendes. Elles ont répondu à notre appel d’aide financière. De plus, elles étaient tout à fait disposées à demander à l’un de leurs cadres supérieurs de faire partie du conseil d’administration, afin que le centre soit géré de façon à ce que son expansion et sa réussite soient favorisés. »

En théorie, le travail du conseil d’administration est d’assurer la surveillance générale d’un centre, d’en définir l’orientation stratégique et d’établir la responsabilité financière. En pratique, l’aide donnée par les conseils d’administration du CCMR et du GreenCentre dépasse ce mandat.

En effet, les membres des conseils d’administration contribuent, entre autres choses, à accroître la crédibilité des nouvelles technologies que les centres tentent de commercialiser grâce à leurs relations avec l’industrie, à une solide connaissance du marché et à l’exigence rigoureuse de se concentrer sur les grandes priorités.

« Lorsque nous commençons à élaborer une technologie, nous pensons que nous pouvons conquérir tous les marchés, poursuit M. Resendes. Puis notre tâche se réduit rapidement à repérer les débouchés ou, dans notre cas, les problèmes environnementaux que cette technologie peut régler. Nous pouvons profiter de l’expérience des entreprises qui connaissent du succès depuis 50 ans et qui nous aident à définir et à mettre en oeuvre notre stratégie de commercialisation. »

Selon M. Resendes, la nécessité d’établir un objectif est devenue évidente dès la création du GreenCentre. Sa première entreprise dérivée, Switchable Solutions, commercialise une technologie chimique qui pourrait réduire les coûts et accroître l’écologisation de procédés utilisés dans une vaste gamme d’industries. Les avis donnés par les membres du conseil d’administration l’ont aidée à choisir les meilleurs débouchés et à concentrer ses efforts dans une direction qui apporte la valeur maximale.

Les liens qu’ont les membres du conseil d’administration avec des intervenants importants de l’industrie sont également utiles. « Il est incroyable que nous soyons aussi branchés sur la collectivité mondiale des entreprises de produits chimiques et de matériaux. Cela est dû à nos relations. »

« Notre conseil d’administration est composé de personnes qui ont passé leur carrière à chercher comment faire quelque chose et non pas seulement à parler de quelque chose, explique M. Resendes. Grâce à leur contribution à la gestion de l’organisation, nous avons réussi à concentrer nos efforts et à obtenir des résultats. Et ces résultats les enthousiasment et les incitent à s’engager encore plus! »

En outre, la participation de membres solides et engagés insuffle du dynamisme et crée des attentes. « Comme les membres du conseil d’administration sont des personnes de qualité, ils nous apportent des contributions de qualité qui nous poussent à produire, explique M. May. Ce sont tous des leaders qui ont beaucoup de succès, tant dans l’industrie que dans les universités. Ils placent la barre très haute, non seulement pour eux, mais aussi pour nous. »

Comme l’objectif ultime du programme des CECR est d’assurer l’autonomie des centres, les membres du conseil d’administration encouragent aussi la réflexion à long terme. Au CCMR, cela signifie, selon M. May, qu’ils s’interrogent au sujet des mesures que doit prendre le centre pour assurer la production continue de nouvelles idées et prendre des décisions au sujet du nombre et du type de marchés à conclure.

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