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L’imagerie du cerveau mise en lumière

Yoan LeChasseur, ingénieur en optogénétique chez Doric Lenses, à côté de la tour à fibre optique qui a produit la fibre pour la microsonde qu’il a aidé à créer pendant qu’il était étudiant au doctorat à l’Université Laval.

Yoan LeChasseur, ingénieur en optogénétique chez Doric Lenses, à côté de la tour à fibre optique qui a produit la fibre pour la microsonde qu’il a aidé à créer pendant qu’il était étudiant au doctorat à l’Université Laval.

En fusionnant les technologies optiques récentes avec la biologie, les chercheurs développent de nouvelles technologies d’imagerie médicale qui promettent de fournir des renseignements plus détaillés que jamais sur ce qui se passe dans le cerveau humain. Les chercheurs de l’Institut canadien pour les innovations en photonique (ICIP), un réseau de centres d’excellence, montrent la voie grâce à des innovations remarquables, notamment une technologie reconnue comme étant l’une des plus importantes percées de 2011.

Par exemple, le physicien Daniel Côté a recours à de petites impulsions lumineuses par laser afin d’examiner de plus près des cellules du cerveau et de vérifier les dommages à la substance blanche à un niveau de précision que les appareils d’imagerie par résonance magnétique ne sont pas capables d’offrir. Le professeur de l’Université Laval compare le passage de ces appareils aux techniques optiques à la transition de la télévision en noir et blanc à la télévision en couleur. En faisant varier la longueur d’onde du laser, il peut obtenir des images de différentes parties du cerveau sans avoir recours à des substances de contraste.

Dans le cadre de ses recherches, M. Côté utilise des souris afin d’étudier l’évolution de la sclérose en plaques, qui demeure une maladie mal comprise. Grâce à la précision des lasers, il est en mesure de voir les plus petits signes de dommages causés par cette maladie. Il espère que les observations tirées de l’examen de cellules individuelles d’un organisme vivant mèneront à un diagnostic plus précoce et à de meilleurs agents thérapeutiques. Cette technologie pourrait également servir à étudier d’autres conditions neurologiques, comme les blessures des nerfs ou les maladies d’Alzheimer ou de Parkinson.

D’autres membres de l’ICIP ont développé des technologies visant à comprendre comment le cerveau fonctionne en observant les infimes signaux électriques qu’utilisent les neurones pour communiquer entre eux. L’« optrode », développé par Yves De Koninck, Réal Vallée et Yoan LeChasseur, combine ainsi des capteurs optiques et électriques en un seul dispositif. Assez mince pour être inséré dans le cerveau sans faire de dommages, il permet aux chercheurs d’enregistrer le comportement d’une seule cellule. Cette technologie a été citée par le magazine Québec Science comme l’une des 10 plus importantes découvertes de 2011.

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